Construction des ailes nord et est 1635 (≈ 1635)
Début des travaux du couvent.
1641-1647
Édification aile ouest et église
Édification aile ouest et église 1641-1647 (≈ 1644)
Achèvement des bâtiments religieux.
1825
Projet de préfecture
Projet de préfecture 1825 (≈ 1825)
Décision de transformer le couvent.
1826
Première pierre de l’hôtel
Première pierre de l’hôtel 1826 (≈ 1826)
Début des travaux préfectoraux.
1977
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1977 (≈ 1977)
Protection des façades et intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour d'Argent (ancien Hôtel des Monnaies des Comtes de Blois) : inscription par arrêté du 13 février 1926
Personnages clés
Pierre-Jean-Alexandre Pinault - Architecte
Conçoit la préfecture en 1825.
Origine et histoire de l'Hôtel de préfecture
L’hôtel de préfecture de Loir-et-Cher occupe l’emplacement de l’ancien couvent des Visitandines, fondé au XVIIe siècle. Les ailes nord et est furent édifiées en 1635, suivies de l’aile ouest, de l’église (1641-1647) et de l’aile sud en 1655. Après la Révolution, le site servit successivement de prison, de caserne, de magasin militaire et d’asile pour aliénés. La transformation en préfecture fut décidée en 1825, après la restitution du palais épiscopal à l’évêché.
Le projet initial de l’architecte Pierre-Jean-Alexandre Pinault prévoyait la démolition des bâtiments anciens, mais seul l’hôtel préfectoral fut finalement construit à neuf, à l’extrémité est de l’aile nord. La première pierre fut posée en 1826. L’édifice, de style sobre, s’intègre aux vestiges du couvent, dont la chapelle et certains salons décorés sont protégés depuis 1977. Aujourd’hui, il symbolise l’héritage religieux et administratif de Blois.
Le site était à l’origine celui du collège de Bourgmoyen, installé en 1806 dans les bâtiments de l’abbaye. Le département opta finalement pour le couvent des Visitandines, moins controversé, pour y établir la préfecture. L’architecte Pinault y ajouta une résidence pour le préfet, marquant la transition entre usage religieux et fonction publique.
Les façades, toitures, chapelle et salons de l’ancien couvent sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1977. Leur préservation témoigne de l’importance patrimoniale du lieu, mêlant histoire religieuse (Visitandines), éducative (collège) et politique (préfecture).