Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtel de préfecture

Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois

  • 578 Rue de la Madeleine
  • 41000 Blois
Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois
Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois
Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois
Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois
Hôtel de préfecture de Loir-et-Cher à Blois
Crédit photo : Lamiot - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
VIIe siècle
Atelier monétaire mérovingien
Xe siècle
Droit de frapper monnaie
1315
Fin du monopole monétaire
1328
Droit rendu au roi
XIIIe siècle
Transfert du Puits-Châtel
Fin du XIIIe siècle
Reconstruction de la tour
Seconde moitié du XVe siècle
Rehaussement de la tour
1940
Destruction de l'hôtel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour d'Argent (ancien Hôtel des Monnaies des Comtes de Blois) : inscription par arrêté du 13 février 1926

Personnages clés

Louis X Roi souhaitant mettre fin au monopole monétaire des comtes.
Philippe VI Roi ayant récupéré le droit de frapper monnaie en 1328.
Guy Ier Comte ayant reçu 15 000 livres tournois en échange du droit monétaire.
Charles d'Orléans Duc sous lequel l'hôtel des Monnaies est cité.
Louis II d'Orléans Duc et futur Louis XII sous lequel l'hôtel des Monnaies est cité.
Victor Hugo Écrivain ayant évoqué la tour dans ses œuvres.

Origine et histoire de l'Hôtel de préfecture

L'hôtel de la Monnaie des comtes de Blois, plus connu sous le nom de Tour d'Argent, était un monument de la ville médiévale de Blois (Loir‑et‑Cher). Blois possédait un atelier monétaire dès l'époque mérovingienne, dès le VIIe siècle. L'activité de cet atelier s'est renforcée quand les comtes de Blois se sont réservés le droit de frapper monnaie au début du Xe siècle. La monnaie locale, la livre blésoise, était l'unité du comté et valait généralement moins que la livre tournois ; vingt sous ou 240 deniers blésois faisaient une livre blésoise. Jusqu'à la guerre de Cent Ans, la frappe se faisait au château comtal, puis elle a été transférée au Puits‑Châtel lorsque la ville s'est dotée de remparts au XIIIe siècle. Dès 1315, le roi Louis X souhaitait mettre fin au monopole monétaire des comtes ; le droit fut rendu au roi en 1328 sous Philippe VI contre 15 000 livres tournois en faveur du comte Guy Ier. Malgré la suppression de la monnaie blésoise, l'hôtel des Monnaies semble avoir poursuivi son activité et il est cité sous les ducs Charles et Louis II d'Orléans, futur Louis XII. Les archives décrivent une tour octogonale accompagnée d'un escalier à vis hors‑œuvre, reconstruite dans son ensemble à la fin du XIIIe siècle ; des vestiges indiquent une grosse tour polygonale en pierre de la limite XIIIe–XIVe siècle. Vers la seconde moitié du XVe siècle, la tour a été rehaussée à partir du deuxième étage : on y a ajouté un étage à pan de bois, une tourelle en encorbellement et un logis pourvu de fenêtres à meneaux prismatiques et d'arcs en accolade. La tour, d'abord pourvue d'une corniche, fut ensuite couverte d'une haute toiture en ardoise. L'appellation « Tour d'Argent » date du XIXe siècle et n'a pas de fondement historique, elle a été popularisée par la presse et des historiens blésois du début du siècle. L'hôtel fut détruit lors des bombardements de 1940 ; ses décombres furent dégagés en 1942 et l'édifice n'a pas été reconstruit. Les sources anciennes situent l'hôtel des Monnaies à l'angle de la rue du Pont et de la rue de la Monnaie, cette dernière correspondant à l'actuelle rue des Trois‑Clefs, à l'emplacement du monument des Trois Clés. Selon de La Saussaye, ces trois clés évoquaient celles nécessaires pour ouvrir le coffre de l'hôtel des Monnaies. Victor Hugo, qui séjourna à plusieurs reprises à Blois, situe la tour « au coin des rues des Violettes et de Saint‑Lubin », ce qui la rapproche de la place Louis‑XII et de l'église Saint‑Martin‑aux‑Choux. La localisation et l'architecture précises de l'atelier ne sont toutefois pas entièrement confirmées. Elle est également évoquée par Victor Hugo dans Les Feuilles d'automne (1835).

Liens externes