Fondation du prieuré vers 1150 (≈ 1150)
Création d’un prieuré autour de l’église.
1637
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1637 (≈ 1637)
Le couvent est en partie ruiné.
1711-1715
Reconstruction des bâtiments
Reconstruction des bâtiments 1711-1715 (≈ 1713)
Dirigée par Dom Vincent Duchesne.
1809
Aménagement de l’entrée nord-est
Aménagement de l’entrée nord-est 1809 (≈ 1809)
Adaptation pour la préfecture.
12 mai 1999
Inscription partielle aux MH
Inscription partielle aux MH 12 mai 1999 (≈ 1999)
Protection des bâtiments et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Dom Vincent Duchesne - Architecte et religieux
Reconstruit le couvent (1711-1715).
Gabiot - Architecte du XIXe siècle
Modifie les bâtiments en 1809.
Achille Paillot - Architecte du XIXe siècle
Reconstruit le clocher en 1880.
Origine et histoire de l'Hôtel de préfecture
L’hôtel de préfecture du Jura trouve ses origines dans un prieuré fondé vers le milieu du XIIe siècle à Lons-le-Saunier. Ce couvent, partiellement détruit par un incendie en 1637, fut entièrement reconstruit entre 1711 et 1715 sous la direction de Dom Vincent Duchesne. Après la Révolution française, les bâtiments furent reconvertis en préfecture, avec des aménagements successifs pour adapter les lieux à leur nouvelle fonction administrative.
Le site conserve des traces de son passé religieux, notamment une église construite à la fin du XIe siècle, sur une crypte datant de la première moitié du même siècle. Les bâtiments conventuels, organisés autour d’un cloître, furent complétés au XIXe siècle pour accueillir les services préfectoraux. Des éléments remarquables, comme un portail monumental en fer forgé ou un grand escalier en pierre, témoignent des transformations architecturales liées à son usage institutionnel.
L’ensemble, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1999, illustre l’évolution d’un lieu de culte médiéval en un symbole du pouvoir administratif départemental. Les vestiges archéologiques, dont une fontaine dite « de Rome » dans les caves, rappellent aussi son histoire pluriséculaire, marquée par des incendies, des reconstructions et des réaffectations successives.