Frise chronologique
1769
Sacre de monseigneur de Conzié
Sacre de monseigneur de Conzié
1769 (≈ 1769)
Devenu évêque d’Arras, commanditaire du palais.
1770
Construction du palais épiscopal
Construction du palais épiscopal
1770 (≈ 1770)
Siège des États d’Artois et résidence épiscopale.
1800
Transformation en préfecture
Transformation en préfecture
1800 (≈ 1800)
Passage du religieux à l’administratif.
1836
Incendie du bâtiment
Incendie du bâtiment
1836 (≈ 1836)
Destruction partielle, soubassements épargnés.
1856
Reconstruction achevée
Reconstruction achevée
1856 (≈ 1856)
Restauration à l’identique du palais.
28 février 1995
Classement partiel MH
Classement partiel MH
28 février 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments sur la cour d'honneur antérieurs à 1850, sol de la cour d'honneur ; façades et toitures de l'hôtel particulier ; ensemble du parc, y compris le bois et à l'exception de l'ancien potager délimité par un mur de clôture (cad. BH 62) : inscription par arrêté du 28 février 1995
Personnages clés
| Monseigneur de Conzié - Évêque d’Arras |
Commanditaire du palais en 1770. |
| Louis-Victor Bougron - Sculpteur |
Auteur des ornements du portail. |
Origine et histoire
L’hôtel de préfecture du Pas-de-Calais, situé place de la Préfecture à Arras, trouve son origine dans un palais épiscopal construit en 1770 par monseigneur de Conzié, alors évêque d’Arras. Ce dernier, fraîchement sacré en 1769, y accueillait les députés des États d’Artois lors de leurs sessions. Le bâtiment, adjacent à la cathédrale Notre-Dame-en-Cité (détruite pendant la Révolution), servait de résidence épiscopale jusqu’à sa transformation en préfecture en 1800, sous le Consulat.
En 1836, un incendie ravage l’édifice, ne laissant intacts que les soubassements en grès du XVIIIe siècle. La reconstruction, achevée en 1856, respecte scrupuleusement l’aspect originel. Le sculpteur Louis-Victor Bougron contribue aux ornements du portail. Le parc, divisé en une cour d’honneur et un jardin à la française avec un bois conservé depuis le XVIIIe siècle, complète l’ensemble. L’église Saint-Nicolas-en-Cité, édifiée entre 1839 et 1846, remplace l’ancienne cathédrale sur la place adjacente.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1995, le site protège ses façades, toitures antérieures à 1850, et l’intégralité du parc (hors l’ancien potager). Propriété départementale, il symbolise à la fois le patrimoine religieux de l’Ancien Régime et l’administration moderne. Les vestiges du palais épiscopal, bien que limités, témoignent de son rôle central dans l’histoire locale, entre pouvoir ecclésiastique et institution préfectorale.