87400 Saint-Léonard-de-Noblat, Rue du Maréchal-Foch
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1775-1786
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel 1775-1786 (≈ 1781)
Période de construction pour Louis Robert.
13 mars 1950
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures 13 mars 1950 (≈ 1950)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 13 mars 1950
Personnages clés
Louis Robert - Commanditaire
Marchand et bourgeois de Saint-Léonard.
Broussaud - Architecte attribué
Paternité non confirmée par écrit.
Origine et histoire de l'Hôtel de Rigoulêne
L'Hôtel de Rigoulène, situé à Saint-Léonard-de-Noblat, est un exemple typique d'architecture néo-classique de la fin du XVIIIe siècle. Construit entre 1775 et 1786, il se compose d'un corps de logis rectangulaire encadré par deux ailes perpendiculaires abritant des communs et des écuries. Le quatrième côté est fermé par un portail monumental en bois, ouvrant sur une cour intérieure. La façade sur jardin, ornée d'un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire, est caractéristique de cette période, avec un entablement en granit et une ouverture ronde dans le tympan.
L'édifice est attribué à l'architecte Broussaud, bien qu'aucun document ne confirme formellement cette paternité. Il fut commandé par Louis Robert, marchand et bourgeois de Saint-Léonard-de-Noblat. Les façades et toitures, protégées depuis 1950, reflètent le statut social de son propriétaire. Les dépendances, couvertes de toits à brisis et à croupe avec lucarnes, complètent cet ensemble architectural harmonieux, typique des hôtels particuliers de province à la veille de la Révolution.
Le portail d'entrée, en bois, donne accès à une cour intérieure où se développent le corps de logis, une aile de services et une autre dédiée aux écuries. Ces deux derniers bâtiments, d'un seul niveau, contrastent avec le corps principal. L'ensemble, bien que modeste par sa taille, témoigne de l'influence des modèles urbains dans les villes de province comme Saint-Léonard-de-Noblat, alors en pleine expansion économique grâce au commerce et à l'artisanat local.