Hôtel de Rosières à Besançon dans le Doubs

Hôtel de Rosières

  • 25000 Besançon
Hôtel de Rosières
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Hôtel de Rosières
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Bâtiment de la justice
1ère moitié XIVe siècle
Vestiges de la Vicomté
XVe siècle
Maison-cave et charpente
XVIIe siècle
Cheminée conservée
4e quart XVIIIe siècle
Reconstruction et modernisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le grand escalier avec son décor et ses huisseries (cad. AW 48, 93) : inscription par arrêté du 19 juillet 2001 - Les parties suivantes du corps de logis : façades et toitures ; aile sud en totalité ; cave de l'aile nord (cad. AW 48, 93) : inscription par arrêté du 4 février 2013

Personnages clés

Marquis de Rosières Propriétaire ayant fait reconstruire l'aile droite en 1741-1742.
Charles-François Longin Architecte responsable de l'élévation sur rue.
Claude-Antoine Colombot Architecte ayant modernisé la façade et redécoré l'intérieur en 1789.
Aaron Veil-Picard Banquier ayant acquis l'hôtel en 1850 et fait construire un logement.
Joseph Droz Moraliste et membre de l'Académie française, né dans cet hôtel.

Origine et histoire

L'hôtel de Rosières, situé 6 rue Pasteur dans le secteur de la Boucle à Besançon, est un hôtel particulier bâti sur une parcelle irrégulière à l'angle de deux rues. Il intègre des éléments allant d'un bâtiment de la justice du XIIIe siècle à une maison-cave du XVe siècle, ainsi qu'à des parties édifiées au XVIe siècle. Le long de la rue du Loup subsistent trois baies en lancettes et un portail orné d'un cavet, vestiges murés de l'ancienne Vicomté. L'aile nord comporte une cave à trois vaisseaux voûtée d'ogives sur six travées et une charpente à chevrons formant fermes, et l'aile droite renferme un sous-sol voûté d'ogives à trois travées et une charpente datables du XVe ou XVIe siècle. Une grande cheminée du XVIIe siècle a été conservée dans le corps de logis principal. En 1741-1742, le marquis de Rosières fit reconstruire l'aile droite ; l'élévation sur rue est due à l'architecte Charles-François Longin, alors contrôleur-voyer de la ville. En 1789, Claude-Antoine Colombot intervint pour moderniser la façade sur rue et redécorer l'intérieur : il aménagea notamment un grand salon dans l'aile droite et un petit salon dans l'aile gauche, les lambris du grand salon ayant été vendus au XXe siècle. L'aile sud conserve des enduits peints sur le pignon de la Vicomté et une pièce lambrissée attribuée à Colombot. En 1850, le banquier Aaron Veil-Picard acquit l'hôtel et fit construire vers 1858 un logement à gauche de la cour, tout en unifiant la façade postérieure avec celle de l'ancien hôtel de l'Intendance dont il était propriétaire depuis 1836. Au XXe siècle, l'intérieur de l'aile droite fut adapté pour recevoir successivement un cinéma puis une galerie marchande. La commune a racheté l'édifice en 1998 dans le cadre d'une restructuration de l'îlot Pasteur ; le projet des Passages Pasteur, lancé en 2013 et inauguré en 2015, combine un centre commercial, des logements et des passages couverts, et l'hôtel devrait, au terme de l'opération, redevenir propriété privée. L'hôtel est la maison natale de Joseph Droz, moraliste et membre de l'Académie française, comme l'atteste une plaque apposée sur la façade principale en 1886. L'édifice, construit en moellons avec une façade sur rue en pierre de taille, présente un plan irrégulier : un corps de logis au fond de la cour flanqué d'ailes en retour et un accès par un portail en plein cintre. L'escalier d'honneur, maçonné avec rampe en ferronnerie et décor de style Louis XVI, a conservé son décor et ses huisseries ; il a fait l'objet d'une inscription aux Monuments historiques, tout comme certaines parties du corps de logis, l'aile sud et la cave de l'aile nord. Le grand escalier a été rénové en 2015 par une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques.

Liens externes