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Hôtel de Rothelin-Charolais à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Rothelin-Charolais à Paris

    101 Rue de Grenelle
    75007 Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1703
Construction initiale
1735
Vente à Antoine Hogguer
1736
Acquisition par la princesse de Charolais
1793
Départ du prince de Conti
1825
Achat par l’État
1er décembre 1980
Classement monument historique
5 janvier 2019
Vandalisme lors des Gilets jaunes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe d’Orléans, marquis de Rothelin - Commanditaire initial Fait construire l’hôtel vers 1703.
Pierre Cailleteau dit Lassurance - Architecte attribué Attribution discutée par les historiens.
Louise-Anne de Bourbon-Condé, princesse de Charolais - Propriétaire et mécène Ajoute un décor Louis XV en 1736.
Louis-François de Bourbon, prince de Conti - Héritier et résident Occupe l’hôtel jusqu’en 1793.
Antoine Hogguer - Acquéreur intermédiaire Banquier suisse propriétaire en 1735.
Benjamin Griveaux - Secrétaire d’État en 2019 Évacué lors des émeutes.

Origine et histoire

L’hôtel de Rothelin-Charolais, situé au 101 rue de Grenelle à Paris, est un hôtel particulier édifié vers 1703 pour Philippe d’Orléans, marquis de Rothelin. Son attribution à l’architecte Pierre Cailleteau, dit Lassurance, reste débattue. Le marquis agrandit le terrain par des acquisitions, mais des dettes le contraignent à vendre la propriété en 1735 à un banquier suisse, Antoine Hogguer, avant qu’elle ne passe entre les mains du maréchal de camp Thomas Legendre de Collandre.

En 1736, la princesse de Charolais, Louise-Anne de Bourbon-Condé, acquiert l’hôtel et y ajoute un décor de style Louis XV. À sa mort en 1758, l’hôtel échoit à Louis-François de Bourbon, futur prince de Conti, qui y réside jusqu’en 1793, date à laquelle les membres de l’ex-famille royale sont placés en état d’arrestation. L’État en devient propriétaire en 1825 et l’adapte pour des usages administratifs successifs.

L’hôtel abrite tour à tour le ministère de l’Intérieur (1793-1860), l’ambassade d’Autriche-Hongrie (1860-1869), puis le Conseil d’État (1872-1876). À partir de 1876, il accueille divers ministères, dont celui de l’Industrie (1887-1997). Classé monument historique en 1980, il reste un lieu stratégique pour l’administration française, hébergeant au XXIe siècle des ministères comme celui de la Fonction publique ou le porte-parolat du gouvernement.

Parmi les événements marquants, l’hôtel est vandalisé en 2019 lors d’une manifestation des Gilets jaunes, entraînant l’évacuation du secrétaire d’État Benjamin Griveaux. Son occupation ministérielle évolue avec les gouvernements successifs, reflétant son rôle central dans la vie politique parisienne.

L’architecture et l’histoire de l’hôtel témoignent des transformations politiques et sociales de la France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’époque contemporaine, en passant par des périodes de transition comme la Révolution ou les rénovations urbaines du XIXe siècle.

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