Frise chronologique
1728
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1728 (≈ 1728)
Bâti par Victor-Thierry Dailly pour les Carmes.
1735
Décès de Rothembourg
Décès de Rothembourg
1735 (≈ 1735)
Premier occupant, donne son nom.
1790
Bien national
Bien national
1790 (≈ 1790)
Saisi pendant la Révolution française.
1806
Orphelinat
Orphelinat
1806 (≈ 1806)
Confié aux Dames de Saint-Benoît.
1908
Disparition du jardin
Disparition du jardin
1908 (≈ 1908)
Percement du boulevard Raspail.
1963
Inscription MH
Inscription MH
1963 (≈ 1963)
Protection des façades et couvertures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur le boulevard Raspail ; la façade sur la cour ; les couvertures ; les vantaux de la porte sur la rue du Regard : inscription par arrêté du 1er octobre 1963
Personnages clés
| Conrad Alexandre de Rothembourg - Officier prussien |
Premier occupant, éponyme de l’hôtel. |
| Victor-Thierry Dailly - Architecte |
Conçoit l’hôtel en 1728. |
| Antoine Caracciolo - Ambassadeur de Sicile |
Occupant de 1736 à 1739. |
| Jean Sébastien de Kerhoent - Marquis de Coetanfao |
Occupant jusqu’en 1746. |
| Duc de Croÿ-Solre - Maréchal de France |
Locataire jusqu’en 1784. |
| Anne-Emmanuel de Croÿ - Duc de Croÿ |
Dernier occupant avant l’émigration. |
Origine et histoire
L’hôtel de Rothembourg est un hôtel particulier parisien construit en 1728 sur un terrain proche du couvent des Carmes, à la demande de ces derniers. L’architecte Victor-Thierry Dailly en dirige la réalisation. Initialement conçu comme un immeuble de rapport, il est situé aux 5 rue du Regard et 68 boulevard Raspail, dans le 6e arrondissement. Son nom provient de son premier occupant, Conrad Alexandre de Rothembourg, un ancien officier prussien décédé en 1735.
Entre 1736 et 1739, l’hôtel abrite Antoine Caracciolo, ambassadeur du roi de Sicile, puis Jean Sébastien de Kerhoent, marquis de Coetanfao, jusqu’à sa mort en 1746. Sa veuve, Catherine de Rougé, remariée au duc d’Elbeuf, y réside jusqu’en 1753. L’hôtel est ensuite loué au duc de Croÿ-Solre, maréchal de France, puis à son fils, Anne-Emmanuel de Croÿ, jusqu’à leur émigration pendant la Révolution. En 1790, il devient un bien national et sert d’annexe au garde-meuble national pour conserver tapisseries et livres.
À partir de 1806, l’hôtel est transformé en orphelinat par les Dames de Saint-Benoît. Repris par l’État en 1828, il est vendu en 1835. Son jardin disparaît en 1908 lors du percement du boulevard Raspail. Depuis 1963, ses façades et couvertures sont inscrites aux monuments historiques, témoignant de son architecture du XVIIIe siècle et de son histoire mouvementée.
L’édifice illustre les transformations urbaines de Paris, passant d’une résidence aristocratique à un usage public, puis caritatif. Son inscription en 1963 protège des éléments clés comme la façade sur cour, celle donnant sur le boulevard Raspail, et les vantaux de la porte sur la rue du Regard.