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Hôtel de Rougé à Moulins dans l'Allier

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel de Rougé à Moulins

  • 38 Rue de Paris
  • 03000 Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Hôtel de Rougé à Moulins
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
03000 Moulins, 38 Rue de Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
vers 1775
Construction initiale
années 1830
Changement de propriétaire
milieu du XIXe siècle
Modifications majeures
7 avril 2008
Classement MH
2019
Vente de l’hôtel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hôtel en totalité, y compris ses décors intérieurs (escaliers avec leurs ferronneries, salons, chambres et bibliothèque avec leurs boiseries, stucs, cheminées et toiles peintes) , son parc avec ses clôtures et son système hydraulique et ses communs sur rue et sur cour (cad. AK 96) : inscription par arrêté du 7 avril 2008

Personnages clés

Antoine de Vic - Commanditaire initial Gentilhomme ordinaire du roi.
Joseph Évezard - Architecte (1775) Conçoit la structure principale.
Marc Louis Gabriel des Bravards d’Eyssat - Propriétaire (années 1830) Comte du Prat, acquéreur.
Paul de Choulot - Paysagiste (XIXe) Créateur du parc à l’anglaise.
Sophie de Rougé - Dernière héritière (1918) Propriétaire avant transmission familiale.

Origine et histoire de l'Hôtel de Rougé

L’hôtel Vic de Pontgibaud, dit hôtel de Rougé, est un hôtel particulier situé au 38 rue de Paris à Moulins (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes). Sa façade en grès de Coulandon, sans cour avant, présente un rez-de-chaussée et deux étages, avec une porte cochère en arc surbaissé du XVIIIe siècle. À droite, un bâtiment en briques du XVIIe siècle, aux communs dotés d’une porte à agrafe enroulée et bossages, complète l’ensemble. La cour intérieure révèle un corps de logis aux briques roses et brunes disposées en losanges, flanqué d’ailes basses en retour.

À l’intérieur, une cage d’escalier au fer forgé orné de fleurons et volutes dessert des salons du XVIIIe siècle. Ceux-ci conservent des stucs Louis XVI (guirlandes, urnes végétales), des boiseries dorées et un parquet à feuilles. Le parc à l’anglaise de 1,5 hectare, créé au XIXe siècle par Paul de Choulot, est séparé de la cour par une grille. L’hôtel, remanié au fil des propriétaires (famille de Bourbon-Busset, puis de Rougé jusqu’en 2019), a été inscrit aux Monuments Historiques en 2008 pour son architecture et ses décors.

L’histoire du lieu débute vers 1775 pour Antoine de Vic, gentilhomme du roi, avec des modifications majeures au XIXe siècle sous Marc des Bravards d’Eyssat, puis ses héritiers. Le comte de Châlus et sa descendance, dont Sophie de Rougé (propriétaire en 1918), y résidèrent jusqu’à la vente en 2019. L’hôtel illustre l’évolution des goûts aristocratiques, du classicisme Louis XVI au romantisme des jardins paysagers.

Les éléments protégés incluent les décors intérieurs (ferronneries, stucs, boiseries), le parc avec son système hydraulique, et les communs. L’architecte Joseph Évezard intervint en 1775, tandis que Choulot conçut le parc. La porte du XVIIe siècle, les écuries et la rampe d’escalier témoignent des strates historiques du bâtiment, mêlant utilité et esthétique.

Liens externes

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