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Propriété de l'Etat
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
…
1900
2000
1513
Attribution à Balthazar de Sade
Attribution à Balthazar de Sade 1513 (≈ 1513)
Date possible de construction de l'hôtel, liée à Balthazar de Sade.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édification de l'hôtel de Sade, associant des éléments du gothique flamboyant et de la Renaissance.
1929
Acquisition par l'État
Acquisition par l'État 1929 (≈ 1929)
L'État se porte acquéreur de l'hôtel de Sade pour le convertir en musée lapidaire.
1941
Conversion en musée
Conversion en musée 1941 (≈ 1941)
L'hôtel de Sade est définitivement converti en musée lapidaire.
1954
Dépôt des fouilles de Glanum
Dépôt des fouilles de Glanum 1954 (≈ 1954)
Le musée accueille les collections archéologiques du site de Glanum.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien hôtel : classement par arrêté du 7 octobre 1926
Personnages clés
Balthazar de Sade
Propriétaire possible de l'hôtel de Sade au début du XVIe siècle.
Jules Formigé
Archéologue ayant découvert un ensemble thermal gallo-romain sur le site.
Jean XXII
Pape ayant cédé l'église et ses bâtiments à l'archevêque d'Avignon.
Origine et histoire de l'Hôtel de Sade
L'ancien hôtel de Sade, situé à Saint-Rémy-de-Provence, abrite aujourd'hui le musée lapidaire et des collections archéologiques liées au site de Glanum. La datation du bâtiment varie selon les sources : il est tantôt attribué au XVe siècle, tantôt daté de 1513 et lié à Balthazar de Sade. L'édifice associe des éléments du gothique flamboyant et de la Renaissance. Le texte signale que l'État s'en est porté acquéreur et qu'il a été converti en musée lapidaire, mais il mentionne des dates contradictoires pour cette acquisition (1929 et 1941) et précise qu'il accueille le dépôt des fouilles de Glanum depuis 1954 ; il est géré par le Centre des monuments nationaux. Un passage voûté donne accès à une cour intérieure où se dresse une tour d'escalier octogonale. Des fouilles menées en 1948 ont mis au jour dans la cour un hypocauste gallo-romain composé de piliers en briques liés par des voûtes et de conduites d'eau maçonnées, témoignant de l'existence de thermes à cet emplacement ; Jules Formigé a par ailleurs découvert un ensemble thermal attribué au IVe siècle. Au début du Moyen Âge fut construite la chapelle Notre‑Dame‑de‑la‑Tour, devenue église Saint‑Pierre par les moines de l'abbaye bénédictine Saint‑Pierre de Montmajour ; l'église et ses bâtiments furent cédés par le pape Jean XXII à l'archevêque d'Avignon puis transformés en maison de la Dîme. Les Pénitents noirs ont édifié une nouvelle chapelle en 1563 dont le toit s'est effondré en 1897 ; ses ruines figurent parmi les vestiges du site. Avant sa conversion en musée, la maison servit jusqu'en 1941 comme dépôt de peaux pour un boucher de Saint‑Rémy.