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Hôtel de Salm-Dyck à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Salm-Dyck à Paris

    97 Rue du Bac
    75007 Paris

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1722
Construction de l'hôtel
1726
Acquisition par la duchesse de Gramont
1786-1798
Occupation par Madame de Staël
1809
Acquisition par le comte de Salm-Dyck
1870
Résidence de Charlemagne-Émile de Maupas
1982
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Henry Lemaître - Premier propriétaire Commanditaire de la construction en 1722.
Marie Christine de Noailles - Duchesse de Gramont Propriétaire à partir de 1726.
Madame de Staël - Femme de lettres Occupante entre 1786 et 1798.
Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck - Comte puis prince de Salm Propriétaire et rénovateur en 1809.
Constance de Théis - Comtesse de Salm-Dyck Organisatrice d’un salon littéraire.
Charlemagne-Émile de Maupas - Préfet de police Résident après la guerre de 1870.

Origine et histoire

L’hôtel de Salm-Dyck, anciennement appelé hôtel de Ségur, est un hôtel particulier situé au 97 rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris. Construit en 1722 pour Pierre Henry Lemaître, il présente un décor intérieur partiellement daté de cette époque. Son architecture et son histoire reflètent les transformations sociales et culturelles de Paris au fil des siècles.

Dès 1726, l’hôtel est cédé à la maréchale-duchesse de Gramont, née Marie Christine de Noailles, qui y organise le mariage de sa fille avec le duc de Ruffec. Pendant la Révolution, il appartient au vicomte de Ségur et est occupé par Madame de Staël entre 1786 et 1798, avec des intermittences. Ces années marquent une période d’activité intellectuelle intense dans ses murs.

En 1809, le comte Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck, futur prince de Salm, acquiert l’hôtel et fait rénover l’appartement du premier étage dans un style Empire par l’architecte Antoine Vaudoyer et le peintre Jean-Jacques Lagrenée. La comtesse de Salm-Dyck, née Constance de Théis, y tient un salon littéraire réputé. Après 1870, l’hôtel devient la résidence parisienne de Charlemagne-Émile de Maupas, ancien préfet de police sous Napoléon III.

Classé et inscrit au titre des monuments historiques depuis 1982, l’hôtel de Salm-Dyck conserve des éléments architecturaux et décoratifs remarquables, témoins de son passé prestigieux et de son rôle dans l’histoire culturelle parisienne.

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