Frise chronologique
1757
Reconstruction de l'hôtel
Reconstruction de l'hôtel
1757 (≈ 1757)
Pour Salvat Duhalde, ex-concierge du château de Crécy.
XIXe siècle
Ajout des dépendances et jardin
Ajout des dépendances et jardin
XIXe siècle (≈ 1865)
Acquisition de terrains et création des rocailles.
11 septembre 2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 septembre 2001 (≈ 2001)
Protection des façades, toitures et cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de logis sur rue et les ailes sur cour, en totalité ; les façades et les toitures des deux bâtiments de dépendances bordant la cour ; la cour avec le puits ; le muret portant une grille et séparant la cour du jardin (cad. AB 133) : inscription par arrêté du 11 septembre 2001
Personnages clés
| Salvat Duhalde - Commanditaire et propriétaire |
Ancien concierge puis fourrier des écuries. |
| Marquise de Pompadour - Propriétaire du château de Crécy |
Employeur initial de Salvat Duhalde. |
| Madame la Dauphine - Employeur de Salvat Duhalde |
Fourrier de ses écuries en 1757. |
Origine et histoire
L’Hôtel de Salvat-Duhalde, situé 49 rue Parisis à Dreux, fut reconstruit en 1757 pour Salvat Duhalde, ancien concierge du château de Crécy (propriété de la marquise de Pompadour), devenu fourrier des écuries de la Dauphine. Son architecture suit un plan classique du XVIIIe siècle : un corps principal sur rue, deux ailes en retour d’équerre encadrant une cour, et des dépendances ajoutées au XIXe siècle. Le décor extérieur, sobre, joue sur le contraste entre brique, enduit clair et pierre, tandis que les balcons rocaille apportent une touche élégante.
À l’intérieur, la distribution des pièces reflète les usages de l’époque Louis XV : salons en rez-de-chaussée côté rue, chambres à l’étage, et espaces de service (cuisine, écurie, remises) dans les ailes. Les décors intérieurs, notamment les boiseries et les cheminées, sont remarquablement conservés. Le jardin, créé au XIXe siècle après l’acquisition de terrains issus des biens nationaux, intègre des rocailles et un système hydraulique alimenté par le ruisseau de la Commune.
Classé Monument Historique en 2001, l’hôtel protège son corps de logis, ses ailes, sa cour avec puits, ainsi que les façades des dépendances. Son intérêt réside dans son état de conservation exceptionnel, illustrant l’art de vivre provincial sous Louis XV, tant par son architecture que par ses aménagements intérieurs et extérieurs.