Frise chronologique
1771-1776
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1771-1776 (≈ 1774)
Bâti par Nicolas Lenoir dit le Romain.
1830
Acquisition par Worms de Romilly
Acquisition par Worms de Romilly
1830 (≈ 1830)
Racheté par le maire de l'arrondissement.
13 octobre 1962
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 octobre 1962 (≈ 1962)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue du bâtiment donnant sur la rue ; la façade postérieure du bâtiment au fond de la cour ; les toitures correspondantes : inscription par arrêté du 13 octobre 1962
Personnages clés
| Nicolas Lenoir dit le Romain - Architecte |
Concepteur de l’hôtel entre 1771-1776. |
| Comte de Sechtré - Propriétaire initial |
Divisa l’hôtel pour ses deux filles. |
| Mme de Castéja - Fille du comte, gouvernante |
Lié à la maison du Dauphin. |
| Worms de Romilly - Maire du 10e arrondissement |
Acheteur en 1830. |
Origine et histoire
L’hôtel de Sechtré est un hôtel particulier situé au 66 rue René-Boulanger, dans le 10e arrondissement de Paris. Construit entre 1771 et 1776 par l’architecte Nicolas Lenoir, dit le Romain, il incarne l’architecture civile raffinée de la fin du XVIIIe siècle. Son style reflète les influences classiques de l’époque, avec une façade et des toitures aujourd’hui protégées.
À l’origine, l’hôtel appartenait au comte de Sechtré, qui le divisa en deux parties pour ses filles : Mme de Rennepont et Mme de Castéja, cette dernière étant gouvernante des enfants du Dauphin de France et membre de la maison de la duchesse de Berry. Ce partage illustre les pratiques successorales de l’aristocratie sous l’Ancien Régime.
En 1830, l’hôtel fut acquis par Worms de Romilly, alors maire du 10e arrondissement. Ce changement de propriétaire marque son intégration dans l’histoire administrative parisienne du XIXe siècle. Depuis le 13 octobre 1962, ses façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques, reconnaissant leur valeur patrimoniale.
Les éléments protégés incluent la façade sur rue, la façade postérieure du bâtiment au fond de la cour, ainsi que les toitures correspondantes. Ces protections soulignent l’importance de préserver les traces architecturales de cette période, dans un arrondissement en constante évolution depuis le XVIIIe siècle.