Frise chronologique
1720
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1720 (≈ 1720)
Achèvement par Jacques V Gabriel pour John Law.
1732
Acquisition par Nicolas-Alexandre de Ségur
Acquisition par Nicolas-Alexandre de Ségur
1732 (≈ 1732)
Résidence jusqu’à sa mort en 1755.
1906
Installation de Van Cleef & Arpels
Installation de Van Cleef & Arpels
1906 (≈ 1906)
Joaillier s’y établit définitivement.
1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1927 (≈ 1927)
Protection partielle des façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| John Law de Lauriston - Financier et commanditaire |
Fait construire l’hôtel en 1720. |
| Marquise de Parabère - Propriétaire et résidente |
Maîtresse du Régent, y vit jusqu’en 1732. |
| Nicolas-Alexandre de Ségur - Président au Parlement de Bordeaux |
Propriétaire de 1732 à 1755. |
| Baron Élie de Rothschild - Collectionneur et mécène |
Transfère les boiseries en 1945. |
Origine et histoire
L’hôtel de Ségur, aussi appelé hôtel de Courtonne, est un ancien hôtel particulier situé au no 22 de la place Vendôme, dans le 1er arrondissement de Paris. Construit en 1720 par l’architecte Jacques V Gabriel pour le financier John Law de Lauriston, il est ensuite vendu à la marquise de Parabère, maîtresse du Régent, qui en fait sa résidence. Son architecture reflète le faste de l’époque, typique des hôtels particuliers parisiens du début du XVIIIe siècle.
En 1732, l’hôtel est acquis par Nicolas-Alexandre de Ségur, président au Parlement de Bordeaux, qui y réside jusqu’à sa mort en 1755. Après plusieurs changements de propriétaires, dont les familles du Cluzel et Bourboulon, il passe entre les mains du général-comte Pierre-Augustin Hulin sous le Premier Empire. Au XIXe siècle, il est loué à des personnalités comme Isaac Pereire ou la ville de Paris, et abrite même l’état-major de la Garde nationale pendant le siège de Paris.
Au XXe siècle, l’hôtel est occupé par le joaillier Van Cleef & Arpels à partir de 1906. Après la Seconde Guerre mondiale, ses boiseries historiques, datées de 1720-1723, sont transférées à l’hôtel de Masseran sur demande du baron Élie de Rothschild. Aujourd’hui, il appartient au groupe Richemont, comme son voisin l’hôtel Boffrand, et reste un symbole du patrimoine architectural parisien.
L’hôtel de Ségur est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1927, notamment pour ses façades. Son histoire reflète les mutations politiques et sociales de Paris, des Lumières à l’époque contemporaine, en passant par la Révolution et les grands travaux haussmanniens.