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Hôtel de Seignelay à Paris à Paris 1er dans Paris 7ème

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Seignelay à Paris

    80 Rue de Lille
    75007 Paris 7e Arrondissement
Propriété privée
Hôtel de Seignelay à Paris
Hôtel de Seignelay à Paris
Hôtel de Seignelay à Paris
Hôtel de Seignelay à Paris
Crédit photo : Reinhardhauke - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1713
Construction par Boffrand
1718
Acquisition par Seignelay
1747
Vente au duc de Charost
1842
Échange avec Lauriston
1944
Confiscation par l'État
6 février 2022
Incendie dévastateur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’hôtel de Seignelay en totalité (hôtel proprement dit, mur de clôture sur rue avec son portail, communs et pavillons d’entrée, cour et jardin avec ses grilles de clôture), à l’exception du bâtiment élevé au XIXe siècle formant la jonction entre les communs et l’hôtel proprement dit, conformément au plan annexé à l’arrêté, situé 80 rue de Lille sur la parcelle n°65 et figurant au cadastre section AP : classement par arrêté du 31 mai 2018.

Personnages clés

Germain Boffrand - Architecte Constructeur et premier propriétaire de l’hôtel.
Charles Léonor Colbert de Seignelay - Comte, propriétaire Petit-fils de Colbert, acquéreur en 1718.
Armand Joseph de Béthune, duc de Charost - Propriétaire bienfaiteur Transforme l’hôtel, emprisonné sous la Terreur.
Pierre Mouret - Architecte décorateur Responsable des transformations du XVIIIe siècle.
Pierre Kosciusko-Morizet et Pierre Krings - Acquéreurs en 2019 Projet de lieu dédié aux entrepreneurs.

Origine et histoire

L’hôtel de Seignelay est un hôtel particulier édifié vers 1713 par l’architecte Germain Boffrand, sur une bande de terrain longeant la Seine, dans l’actuel 7e arrondissement de Paris. Boffrand, qui en est d’abord propriétaire, le vend au comte Charles Léonor Colbert de Seignelay, petit-fils du célèbre ministre de Louis XIV. L’hôtel, de style similaire à l’hôtel Beauharnais voisin, donne sur la rue de Lille (ancienne rue de Bourbon) et s’étend jusqu’à la Seine, avec un jardin bordant l’actuel quai Anatole-France.

En 1718, le comte de Seignelay en devient propriétaire jusqu’à sa mort en 1740. Ses héritiers le cèdent en 1747 à Armand Joseph de Béthune, duc de Charost, qui le transforme partiellement et y ajoute des décors signés par l’architecte Pierre Mouret. Le duc, connu pour sa générosité, survit à la Révolution malgré un emprisonnement sous la Terreur. À sa mort en 1799, l’hôtel passe à sa veuve, puis à sa belle-sœur, avant d’être vendu en 1842 au marquis de Lauriston, qui l’échange contre un autre hôtel parisien.

Au XIXe siècle, l’hôtel appartient à la famille de Nicolaï pendant près d’un siècle, avant d’être vendu en 1938 à l’ambassade d’Allemagne, voisine de l’hôtel Beauharnais. Confisqué par l’État français en 1944, il abrite successivement plusieurs ministères, dont celui de l’Agriculture (1951) et de la Fonction publique (2012). Mis en vente en 2017, il est acquis en 2019 pour 61 millions d’euros par des investisseurs privés, avant d’être partiellement détruit par un incendie en février 2022, épargnant cependant le boudoir Louis XVI.

Classé monument historique depuis 1952 pour ses boiseries et décors, l’hôtel se distingue par son portail monumental, sa cour pavée, et un jardin de 1 200 m2 où une stèle commémore — à tort, selon certains historiens — le chien de Marie-Antoinette. Son architecture, typique du XVIIIe siècle, comprend un salon rocaille et des appartements dans les pavillons d’entrée. Après l’incendie de 2022, sa restauration reste en cours, marquant une nouvelle étape dans son histoire mouvementée.

Devenir actuel

Confisqué par l'Etat en 1944, comme l'hôtel voisin de Beauharnais, l'hôtel de Seignelay est ensuite le siège de différents ministères. En 2012, il devient le siège du ministère de la Fonction publique puis celui de l'Industrie.

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