Passage supposé de Louis XIV 1660 (≈ 1660)
Tradition locale non vérifiée.
1ère moitié du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 1ère moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Façades, gargouilles et portail datés.
XVIIIe siècle
Remaniements sous Bonnier d'Alco
Remaniements sous Bonnier d'Alco XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modifications en façade et découpage parcellaire.
1872
Remplacement de l'escalier
Remplacement de l'escalier 1872 (≈ 1872)
Escalier en vis remplacé par escalier actuel.
9 septembre 1965
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 septembre 1965 (≈ 1965)
Protection des façades, portail et grilles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur les rues Fournarié et Girone, y compris les gargouilles ; portail et ses vantaux ; grilles d'appui en fer forgé (cad. L 765) : inscription par arrêté du 9 septembre 1965
Personnages clés
Jean de Solas - Président à la Cour des comptes
Propriétaire et commanditaire des reprises XVIIe.
Antoine Bonnier d'Alco - Propriétaire au XVIIIe siècle
Responsable de remaniements en façade.
Origine et histoire de l'Hôtel de Solas
L’Hôtel de Solas, situé à Montpellier, est un monument historique dont la construction remonte à la première moitié du XVIIe siècle. L’édifice, profondément remanié au XVIIIe siècle lors de redécoupages parcellaire, conserve un décor de façade et un portail maniériste exceptionnels. Des vestiges médiévaux y sont intégrés, tandis que la tradition rapporte que Louis XIV y aurait séjourné en 1660. La datation des façades, gargouilles et du portail suggère une réalisation proche de cette date.
Le portail, orné de bossages en trémie et de pilastres à dosserets, est surmonté d’un fronton circulaire rompu encadrant un tabernacle. Les gargouilles, aux motifs grimaçants encore influencés par le gothique, contrastent avec les grilles en fer forgé du premier étage, ajoutées postérieurement. Ces dernières, aux motifs de fleurs de lys et de volutes, datent de remaniements ultérieurs, tout comme l’escalier de 1872, remplaçant un ancien escalier en vis. L’édifice, propriété de Jean de Solas (président à la Cour des comptes), a subi des modifications successives aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
Les éléments protégés incluent les façades sur les rues Fournarié et Girone, le portail avec ses vantaux, et les grilles en fer forgé. L’inscription au titre des Monuments Historiques, en 1965, souligne la valeur patrimoniale de ces décors, mêlant influences maniéristes, gothiques et classiques. L’adresse approximative, 7 rue de Girone, et les coordonnées disponibles offrent une localisation passable (note : 5/10), bien que des imprécisions subsistent.
La tradition locale associe l’hôtel au passage de Louis XIV, bien que cette anecdote ne soit pas historiquement vérifiée dans le texte source. Les remaniements sous Antoine Bonnier d’Alco (XVIIIe siècle) et la réfection du passage d’entrée au XIXe siècle témoignent d’une occupation et d’une adaptation continues de l’édifice, aujourd’hui propriété d’une société privée.