Hôtel de Sorans à Besançon dans le Doubs

Hôtel de Sorans

  • 25000 Besançon
Hôtel de Sorans
Hôtel de Sorans
Hôtel de Sorans
Crédit photo : JGS25 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1737
Construction de l'hôtel
1739
Construction du portail
1783
Acquisition du terrain
1860
Transfert de la cheminée
1994
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; escalier principal ; escalier du deuxième corps de communs ; écurie voûtée ; cheminée à hotte du rez-de-chaussée du corps de logis sur rue (cad. AM 75) : inscription par arrêté du 20 avril 1994

Personnages clés

Antoine-François de Rosières Marquis de Sorans et commanditaire de l'hôtel.
Jean-Pierre Galezot Architecte ayant édifié l'hôtel de Sorans.
Comte de Beaufort Propriétaire ayant réalisé des travaux d'assainissement et de rénovation.

Origine et histoire

L'hôtel de Sorans, ancien hôtel Casenat, est un hôtel particulier situé 52 rue Ernest Renan à Besançon, dans le secteur de La Boucle (Doubs, Bourgogne‑Franche‑Comté). Il a été reconstruit pour Antoine‑François de Rosières, marquis de Sorans, et édifié en 1737 par l'architecte Jean‑Pierre Galezot. Des travaux d'agrandissement et d'aménagement se sont probablement déroulés entre 1730 et 1740 ; Galezot avait dressé en 1731 un plan d'extension de la parcelle sur une bande de terrain communale à l'arrière. En 1739 le marquis demandait la permission d'ériger le portail d'entrée du jardin situé de l'autre côté de l'actuelle rue Renan ; cette bande de terrain disparut en 1783 lors de son acquisition par un particulier. De l'ancien hôtel Casenat subsistait une cheminée datée 1565, supprimée dans les années 1860 et transférée au musée de Dole (Jura). Au XVIIIe siècle, le comte de Beaufort, nouveau propriétaire, sollicita en 1775 la réalisation d'un petit canal le long de la ruelle Casenat pour assainir les corps de bâtiments en fond de cour ; en 1782 il proposa de rouvrir une fenêtre murée au deuxième étage et en 1784 fit reprendre la face de la maison et remplacer les armes au‑dessus du portail. L'édifice se compose de trois corps de bâtiments parallèles et de deux cours ; le logis sur rue, à deux étages carrés, comporte un passage cocher latéral et repose sur un sous‑sol voûté en berceau. Les communs, au fond de la première cour, regroupent au rez‑de‑chaussée une écurie et deux remises, avec des logements à l'étage et dans les combles ; une dépendance en fond de parcelle rassemble grange, grenier et logement. Le logis principal et les communs sont desservis, dans l'aile droite, par un escalier en maçonnerie et un escalier en charpente ; une autre cage conserve un escalier en charpente à retours sans jour avec une rampe en ferronnerie. L'édifice est construit en moellons et la façade sur rue est en pierre de taille ; sous chaque fenêtre donnant sur la rue figurent des bas‑reliefs et le portail d'entrée est richement sculpté. Le jardin ancien était situé de l'autre côté de la rue Renan, en vis‑à‑vis de la maison. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le grand escalier situé à droite de la cour fut déplacé latéralement et fermé par un mur de cage en pierre artificielle ; un étage de comble fut aménagé dans le corps de bâtiment au fond de la première cour et les lucarnes reçurent des encadrements en pierre artificielle. De la même période datent l'aménagement décoratif du mur de clôture gauche de la cour, avec niches et fontaine en remplacement d'un puits, ainsi que le décor du passage cocher rythmé de pilastres corinthiens et couvert d'un plafond à caissons en stuc. Dans la seconde moitié du XXe siècle, des lambris ont été supprimés et certains étages subdivisés pour créer de petits appartements et des studios ; seul le deuxième étage du logis principal a conservé ses dispositions et ses décors d'origine. Les façades et toitures, l'escalier principal, l'escalier du deuxième corps de communs, l'écurie voûtée et la cheminée à hotte du rez‑de‑chaussée du corps de logis sur rue sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 20 avril 1994. Il existe à Besançon un autre hôtel appelé de Sorans, situé 91 Grande Rue, qui correspond à l'ancien hôtel de Preigney.

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