Construction de l'hôtel 1716-1725 (≈ 1721)
Période du second accroissement urbain de Saint-Malo.
31 janvier 1942
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 31 janvier 1942 (≈ 1942)
Inscription des façades, toitures et cheminées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; lucarnes ; souches de cheminées : inscription par arrêté du 31 janvier 1942
Personnages clés
Robert Surcouf - Corsaire et propriétaire
Acheta et habita l’hôtel longtemps.
Garangeau - Ingénieur et maître d'œuvre
Conçut les plans de l’hôtel.
Famille de Beaugeard - Premiers propriétaires
Propriétaire initial avant Surcouf.
Origine et histoire de l'Hôtel de Surcouf
L’Hôtel de Surcouf, situé au 1 rue Saint-Philippe à Saint-Malo, fut construit durant le premier quart du XVIIIe siècle, entre 1716 et 1725. Il s’inscrit dans le second accroissement urbain de la cité corsaire, période durant laquelle furent érigés de nombreux édifices pour les navigateurs et armateurs malouins. La plupart de ces maisons, dont cet hôtel, furent conçues selon les plans de l’ingénieur Garangeau, caractérisées par des façades en granit appareillé et des toitures d’ardoises surmontées de souches de cheminées massives. L’édifice appartenait initialement à la famille de Beaugeard avant d’être acquis par Robert Surcouf, célèbre corsaire, qui y résida longtemps.
La façade et les toitures de l’hôtel, ainsi que ses lucarnes et souches de cheminées, furent protégées par un arrêté d’inscription au titre des Monuments Historiques le 31 janvier 1942. L’une des têtes de cheminée arbore un cadran solaire, attribué à Robert Surcouf lui-même, ajoutant une touche anecdotique à ce patrimoine architectural. L’immeuble illustre l’âge d’or de Saint-Malo, lorsque la ville rayonnait grâce au commerce maritime et à la course, activités dominantes des élites locales.
Saint-Malo, à cette époque, était un carrefour stratégique pour les armateurs et les corsaires, dont les fortunes permirent l’édification de demeures somptueuses. Ces hôtels particuliers, comme celui de Surcouf, reflétaient le prestige social et économique de leurs propriétaires, tout en intégrant des éléments fonctionnels liés à la vie maritime. L’ingénieur Garangeau, souvent sollicité pour ces constructions, imposa un style sobre mais élégant, adapté aux contraintes climatiques et aux matériaux locaux, comme le granit.