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Hôtel de Toulouse à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Toulouse à Paris

  • 39 Rue Croix-des-Petits-Champs
  • 75001 Paris
75001 Paris, 39 Rue Croix-des-Petits-Champs

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1635-1650
Construction par François Mansart
1713
Achat par le comte de Toulouse
1793
Confiscation révolutionnaire
1808
Acquisition par la Banque de France
1865-1870
Restauration sous Napoléon III
1926
Protection des boiseries
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François Mansart - Architecte Conçoit l’hôtel pour La Vrillière (1635-1650).
Louis Ier Phélypeaux - Seigneur de La Vrillière Commanditaire initial, secrétaire d’État sous Louis XIII.
Louis-Alexandre de Bourbon - Comte de Toulouse Fils de Louis XIV, acquéreur en 1713.
Robert de Cotte - Architecte Réaménage l’hôtel pour le comte de Toulouse.
Princesse de Lamballe - Intime de Marie-Antoinette Mariage célébré dans la Galerie dorée (1767).
François-Antoine Vassé - Sculpteur Auteur des boiseries rocaille (1718).

Origine et histoire de l'Hôtel Particulier

L’hôtel de Toulouse, initialement nommé hôtel de La Vrillière, est un hôtel particulier parisien construit entre 1635 et 1650 par l’architecte François Mansart pour Louis Ier Phélypeaux, secrétaire d’État sous Louis XIII. Commandé après son mariage avec Marie Particelli, fille d’un surintendant des Finances, l’édifice intègre une galerie ornée de toiles majeures (Poussin, Le Guerchin) et une voûte peinte par François Perrier. Agrandi par Louis Le Vau en 1650, il abrite une collection exceptionnelle de 230 œuvres et livres à la mort de Phélypeaux en 1681.

Acquis en 1713 par Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse et fils légitimé de Louis XIV, l’hôtel est réaménagé par Robert de Cotte pour refléter son rang. Après la mort de Louis XIV en 1715, le duc, déchu de son titre de prince du sang, opte pour des boiseries rocaille sans références royales, réalisées par Vassé et Le Goupil. La Galerie dorée, redessinée dans un style Régence, accueille des motifs inspirés de Versailles. Le duc y vit peu, préférant Rambouillet, mais sa veuve et son fils, le duc de Penthièvre, y résident après 1737.

Sous la Révolution, l’hôtel est confisqué en 1793 et pillé de ses œuvres, envoyées au Louvre. Devenu bien national, il abrite l’Imprimerie nationale de 1795 à 1808. Rachaté par la Banque de France en 1808, il est rénové par Delannoy et devient son siège en 1811. La Galerie dorée, dégradée, est restaurée en 1865-1870 sous Napoléon III : la voûte peinte est remplacée par une copie, et l’hôtel est surélevé. Malgré des protections partielles (boiseries classées en 1926), ses transformations successives ont altéré son authenticité.

Au XXe siècle, la Banque de France agrandit l’hôtel en 1924-1927, détruisant des bâtiments historiques comme l’hôtel de la Chancellerie d’Orléans. La Galerie dorée, restaurée en 2015, retrouve ses boiseries dorées et ses bras de lumière en bronze, disparus depuis la Révolution. Aujourd’hui, l’hôtel mêle héritage architectural (portail de Mansart, escalier) et fonctions bancaires, tandis que sa Galerie, lieu de tournages cinématographiques, témoigne de son faste passé.

L’hôtel est indissociable de figures marquantes : la princesse de Lamballe, intime de Marie-Antoinette, y célébra son mariage en 1767 avant d’y être arrêtée en 1792 ; le poète Florian y vécut avant la Révolution. Son histoire reflète les bouleversements politiques, des fastes de l’Ancien Régime à sa conversion en institution financière, tout en conservant des décors exceptionnels comme les copies des toiles originales (Poussin, Reni) commandées par la Banque au XIXe siècle.

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