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Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème à Paris 1er dans Paris 6ème

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème

    9 Quai Malaquais
    75006 Paris 6e Arrondissement
Propriété privée
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Hôtel de Transylvanie - Paris 6ème
Crédit photo : Jmgobet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1622–1624
Construction initiale
1714
Occupation par Rakoczy
1791
Rénovation Directoire
1836–1892
Période des notaires
2013
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

l'ensemble des façades et des toitures sur quai, rue et cour, ainsi que l'escalier principal et sa cage selon le plan annexé à l'arrêté ; au premier étage, les pièces et leur décor de deux appartements tels que repérés sur le plan annexé L l'arrêté ; au deuxième étage, les pièces et leur décor de l'appartement tel que repéré sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BM 44) : inscription par arrêté du 21 novembre 2013

Personnages clés

Jacques de Hillerin - Commanditaire initial Prêtre et conseiller au Parlement.
François Rakoczy - Prince de Transylvanie Proscrit, installa un tripot en 1714.
Marie-Sébastien Fontaine de Birée - Propriétaire post-Révolution Fit redécorer l’hôtel style Directoire.
Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville - Salonnière Reçut Franz Liszt dans son salon.
Abbé Prévost - Auteur de *Manon Lescaut* Mentionne l’hôtel dans son roman (1731).

Origine et histoire

L’hôtel de Transylvanie, situé au 9 quai Malaquais à Paris, fut construit entre 1622 et 1624 pour Jacques de Hillerin, prêtre et conseiller au Parlement. Il occupait une parcelle acquise lors du lotissement des jardins de l’Hôtel de la Reine Marguerite, à l’angle de l’actuelle rue Bonaparte. Avant sa construction, le site abritait un modeste logis des frères de Saint-Jean-de-Dieu, cédé à Marguerite de Valois au début du XVIIe siècle.

Le monument tire son nom de François Rakoczy, prince de Transylvanie proscrit en 1711, qui l’occupa en 1714. Faute de ressources, sa suite y installa une maison de jeux (un tripot), fréquentée par des militaires et des aristocrates, avant que l’activité ne cesse rapidement. L’hôtel changea ensuite plusieurs fois de mains : hérité par les descendants de Hillerin, il fut loué au maréchal de Tallard (1705), puis vendu au prince de Conty (1720) avant de passer entre les mains de familles nobles comme les Gramont ou les Noailles-Mouchy, guillotinés en 1794.

Au XIXe siècle, l’hôtel fut redécoré dans le style Directoire par Marie-Sébastien Fontaine de Birée (1791), puis acquis par des notaires parisiens, dont la famille Defresnes (1836–1892). Il abritera des salons littéraires et musicaux, comme celui d’Adélaïde-Louise d’Eckmühl de Blocqueville, où Franz Liszt se produisit. Les décors intérieurs du premier étage, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, et les plafonds à la française des autres étages témoignent de ces transformations.

L’hôtel est cité dans Manon Lescaut (1731) de l’abbé Prévost : le narrateur, Des Grieux, y gagne sa fortune en trichant au jeu. Classé Monument Historique en 2013, il conserve des façades de brique et pierre remaniées aux XVIIIe et XIXe siècles, ainsi qu’un escalier principal et des appartements décorés, protégés par arrêté.

Parmi ses locataires illustres figurent Joseph Carnot, Vivant Denon (directeur du Musée Napoléon), et la marquise de Blocqueville. Les éléments protégés incluent les façades, toitures, l’escalier principal, et des décors intérieurs des premier et deuxième étages, reflétant son évolution architecturale sur trois siècles.

Liens externes