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Hôtel de ville en Loire-Atlantique

Hôtel de ville

    3 Place Donatien Lèpre
    44490 au Croisic
Propriété de la commune
Hôtel de ville
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Hôtel de ville
Crédit photo : Demeester - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1669-1672
Construction initiale
1673
Vente après décès
1709
Transmission à Jean Yviquel
1904
Acquisition par la commune
1908
Inauguration comme hôtel de ville
1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 7 janvier 1926

Personnages clés

Jean Le Fauhé - Commanditaire initial Sieur de Cadouzan, constructeur de l’hôtel.
Jeanne Le Botteue - Co-commanditaire Épouse de Jean Le Fauhé.
Jean Yviquel - Maire du Croisic Propriétaire en 1709.
Jean-François Dubochet - Héritier et propriétaire Conserve l’hôtel jusqu’en 1904.
Marguerite de Calbiac - Dernière propriétaire privée Cède l’hôtel à la commune.
Emmanuel Provost - Maire du Croisic Inaugure l’hôtel de ville en 1908.

Origine et histoire

L’hôtel d’Aiguillon est un ancien hôtel particulier construit entre 1669 et 1672 au Croisic, dans le département de la Loire-Atlantique. Commandé par Jean Le Fauhé, sieur de Cadouzan, et son épouse Jeanne Le Botteue, issus de familles de négociants et d’hommes de loi, sa construction s’interrompt à la mort de Le Fauhé en 1672. La veuve vend alors l’édifice en 1673 à Charles Morvau, sieur de Kerliviny. Ce bâtiment, marqué par un dôme à l’impériale et un portail orné de colonnes corinthiennes, reste un exemple rare d’architecture civile baroque dans la région.

En 1709, l’hôtel passe par héritage à Jean Yviquel, alors maire du Croisic. Sans descendance, ses biens sont partagés en 1765, et son neveu Jean-François Dubochet en devient propriétaire. La demeure reste dans la famille Dubochet jusqu’en 1904, date à laquelle Marguerite de Calbiac (née Dubochet) la cède à la commune. Transformé en hôtel de ville, il est inauguré en 1908 sous le mandat d’Emmanuel Provost, maire de l’époque, et le reste jusqu’en 2008.

Classé monument historique en 1926, l’hôtel d’Aiguillon se distingue par son plan en angle droit, avec un pavillon central abritant un escalier monumental. Son nom, dont l’origine reste incertaine, pourrait rendre hommage au duc d’Aiguillon, gouverneur de Bretagne, bien qu’aucun lien direct n’ait été établi. Un vitrail de la chapelle de Pen-Bron, à La Turballe, représente d’ailleurs cet édifice emblématique.

Situé place Donatien-Lepré – nommée en l’honneur d’un pharmacien dont le legs permit l’acquisition de l’hôtel – le bâtiment incarne un siècle marqué par l’essor du commerce maritime et l’affirmation des élites locales. Son architecture reflète la prospérité des négociants du Croisic, alors port actif lié à la pêche et au trafic atlantique. L’édifice illustre aussi l’évolution des usages urbains, passant de résidence privée à lieu de pouvoir municipal.

Liens externes