Installation rue Soubeiranne 1534 (≈ 1534)
La maison consulaire est installée dans la rue Soubeiranne.
1682
Transfert place Saint-Jean
Transfert place Saint-Jean 1682 (≈ 1682)
La maison consulaire est transférée place Saint-Jean.
1732
Décision de construction
Décision de construction 1732 (≈ 1732)
Décision de construire un édifice plus vaste pour la maison consulaire.
1749
Reprise des travaux
Reprise des travaux 1749 (≈ 1749)
Reprise des travaux de construction après l'inondation de 1741.
1750
Adjudication des travaux
Adjudication des travaux 1750 (≈ 1750)
Les travaux sont attribués à Saussine et le projet est simplifié.
1752
Achèvement des travaux extérieurs
Achèvement des travaux extérieurs 1752 (≈ 1752)
Les travaux extérieurs de l'hôtel de ville sont achevés.
1755
Fin de l'aménagement intérieur
Fin de l'aménagement intérieur 1755 (≈ 1755)
L'aménagement intérieur de l'hôtel de ville est terminé.
1859
Remplacement de la cloche
Remplacement de la cloche 1859 (≈ 1859)
La cloche de l'hôtel de ville est remplacée par un cadran-horloge.
1963
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1963 (≈ 1963)
L'hôtel de ville est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la place (balcon en fer forgé et vantaux de la porte compris) et toiture correspondante (cad. F 1405) : inscription par arrêté du 22 juillet 1963
Personnages clés
Rollin
Architecte responsable des projets et devis initiaux.
Saussine
Entrepreneur ayant réalisé les travaux de construction simplifiés.
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
La maison consulaire, d’abord située près d’une porte de la ville puis vers le milieu de la Grand-Rue au début du XVIe siècle, fut installée en 1534 dans la rue Soubeiranne avant d’être transférée en 1682 place Saint-Jean. Devant l’insuffisance des locaux liée à la tenue régulière de l’Assiette diocésaine, il fut décidé en 1732 de construire un édifice plus vaste, dont les frais seraient partagés entre la ville et le diocèse. Les projets et devis furent confiés à l’architecte Rollin ; après l’inondation de 1741, les travaux reprirent en 1749 et l’adjudication fut attribuée en 1750 à Saussine. Le projet de Rollin fut fortement simplifié : les murs d’aile en fer à cheval furent supprimés, des cours latérales ajoutées et l’élévation de la façade principale recomposée. Les travaux extérieurs furent achevés en 1752 et l’aménagement intérieur se prolongea jusqu’en 1755. En 1859, la cloche fut remplacée par un cadran-horloge. Aujourd’hui, l’édifice accueille les services municipaux d’Alès, dans le Gard, en région Occitanie, et il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1963.
Le bâtiment est de plan rectangulaire et s’ouvre latéralement sur deux cours clos. La façade principale, organisée en un rez-de-chaussée et un étage, présente un avant-corps peu saillant encadré de refends et couronné par un fronton triangulaire de faible pente. Les ouvertures du rez-de-chaussée sont plus richement décorées que celles de l’étage ; la porte d’entrée, agrandie en 1750 à la demande des consuls, est encadrée de pilastres à refends, ornée de crossettes aux écoinçons et surmontée d’une grande clé sculptée en rocaille. Un balcon est soutenu par de hautes consoles décorées de rocailles et de chutes fleuries. Le vestibule, centré sur l’entrée en avant-corps, est rythmé par quatre colonnes qui portent les poutres divisant le plafond en neuf compartiments et reposent sur des piliers rectangulaires. Face à la porte, un arc en anse de panier ouvre sur la cage d’escalier dont la rampe en ferronnerie comporte de grands panneaux au remplage de volutes bouclées et ramifiées en fer rond, avec un motif central au palier. La cage d’escalier est couverte par une coupole dont les pendentifs sont ornés de petits motifs en gypserie.