Construction de l'hôtel de ville 1780 (≈ 1780)
Édifié par Jean Nissler, architecte souabe.
1844
Destruction de l'église paroissiale
Destruction de l'église paroissiale 1844 (≈ 1844)
Dégage la façade principale sur la place.
28 juin 1937
Classement monument historique
Classement monument historique 28 juin 1937 (≈ 1937)
Inscription de la façade et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture : inscription par arrêté du 28 juin 1937
Personnages clés
Jean Nissler - Architecte souabe
Auteur des plans en 1780.
Meinrad Stroltz - Ingénieur royal des Ponts et Chaussées
Supervise les travaux sur place.
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
L’hôtel de ville d’Altkirch, situé place de la République, est construit au 4e quart du XVIIIe siècle (1780) selon les plans de l’architecte souabe Jean Nissler, arpenteur, sous la supervision de l’ingénieur royal Meinrad Stroltz. Son imposante façade à cinq travées, ornée d’un fronton triangulaire et de sculptures rocaille (lions, allégorie de la Justice), contraste avec l’architecture civile locale. À l’origine, il abritait le tribunal de la ville, le bailliage et le conseil municipal. La façade était partiellement masquée par l’église paroissiale, détruite en 1844.
Le décor intérieur, refait aux XIXe et XXe siècles, inclut un escalier en chêne à balustres. Le corps arrière, postérieur (début XIXe siècle ?), en maçonnerie et pan de bois, était séparé de la façade par une cour aujourd’hui couverte d’une verrière. Un campanile à bulbe couronne l’édifice, tandis qu’un second, visible sur des vues du XIXe siècle, a disparu. Les armes de la ville (une église d’argent sur fond azur) ornent le fronton et le balcon en fer forgé, daté de 1780. L’attribution traditionnelle à Jean-Baptiste Kléber est infondée.
Classé monument historique en 1937 (façade et toiture), l’hôtel de ville illustre l’influence architecturale souabe en Alsace et le rôle multifonctionnel des édifices publics sous l’Ancien Régime. Sa construction coïncide avec une période de modernisation urbaine, où les places centrales deviennent des lieux de pouvoir symbolique. Les sculptures (rocaille, allégories) reflètent les codes artistiques du XVIIIe siècle, tandis que les modifications ultérieures témoignent de son adaptation aux besoins municipaux.
Le bâtiment arrière, moins décoré, s’appuie sur l’ancien mur de fortification, soulignant la réutilisation des structures défensives médiévales. La destruction de l’église en 1844 a dégagé la perspective sur la façade, mettant en valeur son caractère monumental. Aujourd’hui propriété communale, l’hôtel de ville reste un symbole du patrimoine administratif et judiciaire alsacien, marqué par les échanges culturels entre France et espace germanique.