Hôtel de ville d'Ammerschwihr dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtel de ville

Hôtel de ville d'Ammerschwihr

  • Grand-Rue
  • 68770 Ammerschwihr
Hôtel de ville dAmmerschwihr
Hôtel de ville dAmmerschwihr
Hôtel de ville dAmmerschwihr
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Hôtel de ville dAmmerschwihr
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1552
Construction de l'hôtel de ville
1808
Restauration des fenêtres
1944
Destruction partielle
1965
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel de Ville (restes) (cad. E 437p) : classement par arrêté du 16 février 1965

Personnages clés

Antoine Fromm Architecte colmarien attribué à la construction de l'hôtel de ville.
Jost de Saint-Maurice Tâcheron identifié par une marque sur les ruines.
Mathis d'Arlo Tailleur de pierre ayant travaillé sur la construction.
André de Lindau Tailleur de pierre ayant travaillé sur la construction.
Mathis de Trêves Tailleur de pierre ayant travaillé sur la construction.
Michel de Salmannschwyler Tailleur de pierre ayant travaillé sur la construction.

Origine et histoire de l'Hôtel de ville

Situés Grand-Rue à Ammerschwihr (Haut-Rhin), les restes de l'ancien hôtel de ville — l'un des premiers édifices de style Renaissance en Alsace — sont classés au titre des monuments historiques depuis 1965. La construction porte la date de 1552 sur la porte de la tourelle d'escalier et est attribuée, selon les travaux historiques, à l'architecte colmarien Antoine Fromm, qui travaillait alors à Ammerschwihr avec un groupe de tailleurs de pierre composé de Mathis d'Arlo, André de Lindau, Mathis de Trêves et Michel de Salmannschwyler. M. Brunel a relevé vingt marques de tâcherons sur les ruines, qui correspondent à onze marques distinctes ; l'une d'elles peut être identifiée à Jost de Saint-Maurice, dont la marque figure, selon une déclaration du 22 juillet 1555 citée par Scherlen, avec celles de onze autres compagnons et maîtres. La grande salle du premier étage, qui occupait toute la largeur du bâtiment, était ouverte sur la rue par trois fenêtres contiguës à trois meneaux chacune, séparées par deux colonnettes Renaissance galbées ornées d'acanthes ; ces baies avaient été partiellement murées à une date indéterminée. Lors de la restauration de la salle en 1808, ces fenêtres ont été dégagées, comme le montre une photographie publiée par Scherlen en 1914. L'édifice comportait une façade à pignon sur rue, une porte monumentale décentrée au rez-de-chaussée, un étage carré et trois niveaux de combles ; une seconde porte en façade desservait la tourelle. L'escalier présentait un limon hélicoïdal mouluré et communiquait avec l'étage par une grande porte en grès. La salle possédait un plafond lambrissé à caissons, des lambris de demi‑hauteur et un lustre Renaissance à corps de sirène daté de 1683. Incendié pendant la Seconde Guerre mondiale et ruiné durant l'hiver 1944, l'édifice n'a conservé qu'une partie de sa façade sur rue et un vestige de la tourelle en œuvre.

Liens externes