Frise chronologique
1885
Début de la construction
Début de la construction
1885 (≈ 1885)
Villa initiée par Antoine Lumière.
1896-1898
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1896-1898 (≈ 1897)
Finalisation pour Antoine Lumière.
1925
Acquisition par Taurel
Acquisition par Taurel
1925 (≈ 1925)
Rachat par Rodolfo Taurel.
1927
Devenue hôtel de ville
Devenue hôtel de ville
1927 (≈ 1927)
Achat par la ville.
1958
Campagne de travaux
Campagne de travaux
1958 (≈ 1958)
Modifications intérieures majeures.
29 décembre 1981
Inscription MH
Inscription MH
29 décembre 1981 (≈ 1981)
Protection des façades et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier avec sa cage décorée et sa rampe à balustres ; pièces suivantes avec leur décor : hall d'entrée, salon d'honneur ou salon doré (actuellement salle des Mariages) , grand salon (actuellement salle du Conseil) , ancienne salle à manger (actuellement bureau du Maire) (cad. AI 7) : inscription par arrêté du 29 décembre 1981
Personnages clés
| Antoine Lumière - Industriel et commanditaire |
Propriétaire initial, père des frères Lumière. |
| Rodolfo Taurel - Propriétaire intermédiaire |
Acheteur en 1925 avant la ville. |
| Charles Angler - Architecte présumé |
Possible concepteur de la villa. |
| Paul Péllissier - Architecte décorateur |
Auteur des décors intérieurs. |
Origine et histoire
L’hôtel de ville d’Évian-les-Bains était à l’origine une villa construite entre 1885 et 1898 pour Antoine Lumière, industriel lyonnais et père des inventeurs du cinéma. Initiée en 1885, sa construction fut achevée entre 1896 et 1898, probablement sous la direction de l’architecte local Charles Angler, avec des décors intérieurs signés par l’architecte genevois Paul Péllissier. La villa, de style classique français avec des influences rococo, présentait une façade est ornée de statues inspirées des Atlantes de Toulon et un soleil rayonnant évoquant le nom des Lumière.
Acquise en 1925 par Rodolfo Taurel, la propriété fut rachetée par la ville en 1927 pour devenir l’hôtel de ville. L’édifice conserve des éléments remarquables comme un escalier en chêne aux boiseries sculptées, un lustre d’origine, et des bas-reliefs allégoriques célébrant les arts et les sciences. Le hall d’entrée, les salons (dont l’actuelle salle des Mariages) et l’ancienne salle à manger (bureau du maire) sont protégés depuis 1981 pour leur décor d’époque, incluant peintures lyonnaises et mobiliers du XIXe siècle.
La villa, implantée en bordure du quai Charles-Albert-Besson, perdit son jardin et son bassin en 1979, mais sa terrasse nord, autrefois prolongée par une fabrique de verdure, subsiste partiellement. Une campagne de travaux en 1958 modifia certains espaces, tandis que l’inscription aux Monuments Historiques en 1981 préserva ses façades, toitures, et décors intérieurs majeurs. Les initiales « A.L » (Antoine Lumière) figurent toujours sur le portail nord, rappelant son passé de demeure privée.
Architecturalement, le bâtiment se compose d’un corps central en rez-de-chaussée et de quatre ailes à étages, avec un sous-sol partiellement voûté abritant une ancienne salle de billard. Les matériaux nobles (chêne, bronze, marbre) et les motifs artistiques (allégories, soleil lumineux) reflètent le goût éclectique de la bourgeoisie industrielle de la fin du XIXe siècle, mêlant références antiques et modernité technique.