Frise chronologique
1634 ou 1643
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1634 ou 1643 (≈ 1643)
Installation des Ursulines à Bar-sur-Aube
1790
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Couvent saisi, transformé en prison
1814
Incendie criminel
Incendie criminel
1814 (≈ 1814)
Détenus brûlent l’édifice
1814 (après)
Restauration et reconversion
Restauration et reconversion
1814 (après) (≈ 1814)
Devenu hôtel de ville
16 mai 1972
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
16 mai 1972 (≈ 1972)
Inscription façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AL 143) : inscription par arrêté du 16 mai 1972
Personnages clés
| Sœurs Ursulines - Religieuses éducatrices |
Occupèrent le couvent jusqu’en 1790 |
| Prisonniers français (1814) - Auteurs de l’incendie |
Détruisirent partiellement le bâtiment |
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Bar-sur-Aube occupe les bâtiments de l’ancien couvent des Ursulines, fondé entre 1634 et 1643. Ce couvent abritait en 1790 seize sœurs, quatre converses et quatre sœurs laïques. Confisqué pendant la Révolution française, une partie fut démolie tandis que l’autre servit de prison. Les détenus y déclenchèrent un incendie en 1814, endommageant gravement les lieux.
Après sa restauration, l’édifice fut transformé en mairie au XIXe siècle. Ses façades et toitures, classées monument historique en 1972, témoignent de son double héritage religieux et civique. Aujourd’hui, il abrite toujours les services municipaux de Bar-sur-Aube, dans le département de l’Aube.
Le couvent des Ursulines incarnait à l’origine une institution éducative et religieuse majeure dans la région. Sa reconversion en hôtel de ville après les bouleversements révolutionnaires illustre l’adaptation des bâtiments patrimoniaux aux besoins administratifs modernes. La protection de 1972 souligne sa valeur architecturale et historique, liée à l’urbanisme de Bar-sur-Aube.