Début des travaux 1859 (≈ 1859)
Lancement du chantier par le maire Paul d’Urclé.
1869
Fin de la construction
Fin de la construction 1869 (≈ 1869)
Achèvement de l’hôtel de ville néogothique.
31 juillet 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 31 juillet 2001 (≈ 2001)
Protection intégrale de l’édifice par arrêté.
1er janvier 2016
Création de la commune nouvelle
Création de la commune nouvelle 1er janvier 2016 (≈ 2016)
Breteuil devient une commune déléguée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La mairie en totalité (cad. AE 177) : inscription par arrêté du 31 juillet 2001
Personnages clés
Paul d'Urclé - Maire de Breteuil
Initiateur du projet en 1859.
Georges Simon - Architecte
Concepteur du style néogothique.
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
L’hôtel de ville de Breteuil est un édifice municipal du 3e quart du XIXe siècle, situé dans la commune de Breteuil (Eure, Normandie). Il fut construit entre 1859 et 1869 pour remplacer une mairie jugée vétuste et inadaptée. L’initiative revient au maire Paul d’Urclé, qui confia le projet à l’architecte Georges Simon. Ce dernier opta pour un style néogothique, s’inspirant de l’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu initialement prévue comme emplacement, mais finalement démolie pour laisser place à la nouvelle construction.
Le bâtiment, caractérisé par sept travées, un étage carré et un clocher élancé, abrite des éléments remarquables comme une salle des mariages au plafond en caisson et une cheminée néo-gothique monumentale. Son architecture reflète les influences stylistiques de l’époque, mêlant fonctionnalité administrative et esthétique historique. L’édifice fut inscrit aux monuments historiques le 31 juillet 2001, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Situé entre la rue d’Huckelhoven et la rue Ribout, face à la place Laffitte, l’hôtel de ville s’intègre dans le paysage urbain de Breteuil, commune nouvelle depuis 2016. Son emplacement, dans le pays d’Ouche (Sud de l’Eure), souligne son ancrage dans une région marquée par un patrimoine architectural varié, allant du médiéval au XIXe siècle. La protection officielle couvre l’intégralité de l’édifice, préservant ainsi son authenticité.
La construction de cette mairie s’inscrit dans un contexte de modernisation des équipements publics sous le Second Empire et la Troisième République. Les communes rurales, comme Breteuil, cherchaient alors à afficher leur dynamisme par des bâtiments symboliques, alliant utilité civique et prestige architectural. Le choix du néogothique, style en vogue au XIXe siècle, témoigne d’une volonté de rattachement à un héritage médiéval idéalisé, tout en intégrant des techniques et matériaux modernes.