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Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtel de ville

Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière

    Rue du Commandant-Lherminier
    62700 Bruay-la-Buissière
Propriété de la commune
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
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Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Hôtel de ville de Bruay-la-Buissière
Crédit photo : Jérémy Jännick - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1852
Fondation de la Compagnie des mines de Bruay
1870-1966
Exploitation de la fosse no 3
1927
Début de la construction
27 septembre 1931
Inauguration officielle
9 octobre 2009
Classement partiel aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures, la cage de l'escalier d'honneur et ses vitraux, la salle des mariages - salle du conseil municipal et son vestibule avec leurs décors au premier étage (cad. AB 466) : inscription par arrêté du 9 octobre 2009

Personnages clés

Paul Hanote - Architecte Concepteur principal de l’hôtel de ville.
René Hanote - Architecte Associé à son frère pour le projet.
Labille et Bertrand - Maîtres verriers (Lille) Auteurs des vitraux de la cage d’escalier.
Émile Leconte - Industriel et fondateur Figure clé de la Compagnie des mines de Bruay (1852).

Origine et histoire

L’hôtel de ville de Bruay-la-Buissière fut édifié entre 1927 et 1931 par les architectes Paul et René Hanote, dans un style néo-régionaliste s’inspirant de la Renaissance flamande. Ce projet s’inscrivait dans un vaste plan urbanistique visant à moderniser la ville, dont la population croissait rapidement grâce à l’essor de la Compagnie des mines de Bruay, active depuis le milieu du XIXe siècle. La première pierre fut posée en 1928, et l’inauguration eut lieu le 27 septembre 1931. L’édifice intégrait des matériaux recyclés, issus de la démolition de maisons ouvrières de la compagnie minière, réemployés pour les fondations.

Le rez-de-chaussée abritait des services publics comme la police, l’octroi et la justice de paix, tandis que l’étage accueillait les bureaux municipaux, dont ceux du maire et de ses adjoints. Le dernier étage était dédié à la salle des mariages et à celle du conseil municipal. Un élément remarquable de l’édifice est la cage d’escalier, ornée de vitraux réalisés par les maîtres verriers Labille et Bertrand. Ces vitraux, datant de 1931, représentent la fosse no 3 des mines de Bruay, symbole de l’identité industrielle de la ville.

La construction de l’hôtel de ville reflétait l’ambition de Bruay-la-Buissière de se doter d’une administration moderne, adaptée à son statut de ville minière en plein essor. Le bâtiment s’inscrivait dans un ensemble architectural plus large, incluant une grande place bordée de murs en briques et de clôtures en ciment armé, conçue pour structurer le cœur urbain. Ce projet s’appuyait sur l’héritage de la Compagnie des mines de Bruay, dont l’activité houillère avait transformé le paysage social et économique local depuis les années 1850.

L’histoire de Bruay-la-Buissière est indissociable de celle de son bassin minier. Dès 1852, la Compagnie des mines de Bruay, fondée par des industriels comme Leconte et Lalou, exploita le charbon dans la région, contribuant à l’urbanisation rapide de la ville. L’hôtel de ville, par son architecture et ses décors, rend hommage à ce passé industriel. Les vitraux de la cage d’escalier, en particulier, illustrent l’importance de la fosse no 3, l’une des plus productives du bassin, avec plus de 53 millions de tonnes de houille extraites entre 1870 et 1966.

Le bâtiment fut classé partiellement aux Monuments Historiques en 2009, notamment pour ses façades, ses toitures, la cage d’escalier avec ses vitraux, ainsi que la salle des mariages et du conseil municipal. Cette protection souligne la valeur patrimoniale de l’édifice, à la fois comme témoignage de l’architecture néo-régionaliste des années 1930 et comme symbole de l’histoire minière des Hauts-de-France.

Liens externes