Hôtel de ville de Comines dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtel de ville

Hôtel de ville de Comines

  • Rue du Maréchal-Foch
  • 59560 Comines
Hôtel de ville de Comines
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Hôtel de ville de Comines
Crédit photo : Velvet - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1276
Charte communale
XIIIe siècle
Construction initiale
1623
Reconstruction du beffroi
1918
Destruction pendant la guerre
1922
Déclassement administratif
1929
Inauguration de l'hôtel de ville
1932
Achèvement du beffroi
2001
Inscription aux Monuments historiques
2005
Inscription à l'Unesco
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel de ville en totalité (cad. AZ 337) : inscription par arrêté du 26 avril 2001

Personnages clés

Louis-Marie Cordonnier Architecte responsable de la reconstruction de l'hôtel de ville et du beffroi.
Baudouin de Comines Seigneur lié à la charte communale de 1276 et au premier beffroi.
André Schoonhere Historien cominois ayant dessiné les verrières de l'hôtel de ville.
Louis Loucheur Ministre du Travail ayant présidé l'inauguration de l'hôtel de ville en 1929.

Origine et histoire de l'Hôtel de ville

Après la Première Guerre mondiale, la commune confie à l'architecte Louis-Marie Cordonnier la reconstruction du beffroi et de l'hôtel de ville, inaugurés respectivement en 1929 (hôtel de ville) et achevés définitivement en 1932 (beffroi). Le beffroi, dont l'original remontait au début du XIIIe siècle et portait la date de 1623, a été reconstruit en référence à l'édifice antérieur, tandis que l'hôtel de ville a été élevé dans un style néo-flamand en brique et accolé à la tour, une galerie reliant les deux corps de bâtiment. L'édifice nouveau s'organise sur une ossature en béton armé, les couvertures étant en ardoise ; la charpente porte un couvrement en forme de bulbe à pans, et la maçonnerie associe briques d'Orp-le-Grand et pierre reconstituée imitant le grès et la pierre blanche. Cordonnier a veillé à la qualité des briques, limitant le recours à la sculpture, et a retenu des matériaux modernes comme la pierre reconstituée et le béton armé pour les charpentes. L'intérieur de l'hôtel de ville reçoit un décor de style Troubadour et des verrières dessinées par l'historien cominois André Schoonhere, qui évoquent l'industrie textile, les seigneurs de Comines et la fête des Louches. Le premier beffroi connu de Comines, attribué à Baudouin de Comines et lié à la charte communale de 1276, a subi de nombreuses destructions par incendie au cours des siècles, signalées notamment en 1383, 1427 et 1579, puis une reconstruction dont la date de 1623 demeure inscrite sur la tour. En 1918, pendant la Première Guerre mondiale, l'hôtel de ville et le beffroi sont dynamités par les Allemands, ce qui conduit à leur déclassement administratif en 1922 et à la décision de reconstruire sur un emplacement différent afin de repenser l'aménagement de la place. Cordonnier déplace l'hôtel de ville pour qu'il fasse face à l'église Saint-Chrysole et adapte la silhouette du beffroi : la partie maçonnée conserve les dimensions de 9 m de côté sur 22 m de haut, mais la partie bulbeuse est allongée, ce qui modifie légèrement les proportions de l'ensemble. La reconstruction, qui a duré une dizaine d'années, a mobilisé une vingtaine d'entreprises et coûté 1 661 490 francs ; l'inauguration officielle a eu lieu en 1929 sous la présidence du ministre du Travail Louis Loucheur. L'édifice reconstruit n'est donc pas une copie stricte mais une adaptation, avec des matériaux et des ouvertures partiellement modifiés pour répondre au nouveau contexte urbain et aux choix techniques de l'architecte. L'hôtel de ville a été inscrit au titre des Monuments historiques en 2001 et le beffroi a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2005 parmi les beffrois de Belgique et de France. Aujourd'hui, l'ensemble reste un exemple marquant de la reconstruction d'après-guerre, combinant références historiques et solutions architecturales contemporaines de son époque.

Liens externes