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Hôtel de ville de Guingamp en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Monastère Hôtel de ville

Hôtel de ville de Guingamp

  • Place du Champ-au-Roy
  • 22200 Guingamp
Hôtel de ville de Guingamp
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Hôtel de ville de Guingamp
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
22200 Guingamp, Place du Champ-au-Roy

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1676
Arrivée des religieuses hospitalières
1789-1799
Transformation en prison
1803
Restitution aux religieuses
1913
Classement Monument Historique
1914
Installation de la mairie
2020
Départ des dernières religieuses
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle, cloître et bâtiments en aile : classement par décret du 12 octobre 1913

Personnages clés

Sœurs Augustines de la Miséricorde de Jésus - Congrégation hospitalière Occupèrent le monastère de 1676 à 1944.
Charles Hello - Figure révolutionnaire modérée Membre du comité de surveillance en 1793.
Fanch Ar Moal - Spécialiste du camélia Promut la culture du camélia à Guingamp.

Origine et histoire de l'Hôtel de ville

L’Hôtel de ville de Guingamp occupe les bâtiments d’un ancien monastère construit au XVIIIe siècle pour abriter les religieuses hospitalières, arrivées en 1676. Ces sœurs, membres de la congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus, y prodiguèrent des soins jusqu’en 1944. L’édifice servit d’abord d’hôpital, puis fut transformé en prison pendant la Révolution, tandis que sa chapelle devint une écurie. Les bâtiments, tombant en ruine, furent partiellement reconstruits au début du XIXe siècle pour accueillir un nouvel hospice.

En 1803, le couvent fut restitué aux religieuses, mais la détérioration des salles des malades conduisit à l’édification d’un nouvel hospice. La ville de Guingamp racheta ensuite l’ancien monastère en 1914 pour y installer l’hôtel de ville. Les jardins furent alors aménagés en espace public, marquant sa transformation définitive en un lieu administratif et civique. Classé Monument Historique par décret du 12 octobre 1913, l’édifice conserve des éléments remarquables comme la chapelle, le cloître et les bâtiments en aile.

L’histoire de ce monument est étroitement liée à celle de Guingamp, ville marquée par son patrimoine religieux et son rôle dans les révoltes bretonnes, comme la Révolte des Bonnets rouges en 1675. Trois émeutiers y furent pendus, illustrant les tensions sociales de l’époque. Le couvent, puis l’hôtel de ville, symbolisent ainsi à la fois la charité chrétienne et les mutations politiques de la Bretagne, de l’Ancien Régime à la République.

Architecturalement, le site reflète les styles du XVIIIe siècle, avec des influences baroques et classiques propres aux édifices religieux de l’époque. Son classement parmi les Monuments Historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son histoire que pour son rôle actuel au cœur de la vie municipale. Les archives mentionnent également son occupation par les Sœurs Augustines jusqu’en 2020, date à laquelle les dernières religieuses quittèrent la ville.

Aujourd’hui, l’Hôtel de ville de Guingamp incarne la continuité entre le passé hospitalier et religieux de la ville et sa vocation administrative moderne. Son emplacement central, sur la place du Champ-au-Roy, en fait un point de repère majeur pour les habitants et les visiteurs, tout en rappelant l’héritage des congrégations qui ont marqué son histoire.

Liens externes

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