Construction initiale 1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Maison gothique avec cour intérieure et portail.
XVIIIe siècle
Rénovations intérieures
Rénovations intérieures XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de boiseries et décors classiques.
31 juillet 1979
Protection monument historique
Protection monument historique 31 juillet 1979 (≈ 1979)
Inscription du portail et de la salle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail d'entrée ; grande salle avec son décor de boiseries au premier étage (cad. AB 20) : inscription par arrêté du 31 juillet 1979
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
L’hôtel de ville de Laroquebrou est une maison du 1er quart du XIVe siècle, organisée autour d’une cour intérieure fermée. Son architecture mêle des éléments gothiques – comme un portail sculpté à arc brisé et un heurtoir médiéval en fer forgé – à des décors intérieurs du XVIIIe siècle, notamment des boiseries ornant une grande salle au premier étage. Ce bâtiment, initialement une demeure privée, illustre la transition entre les styles médiéval et classique, avec des traces de cheminée monumentale gothique dissimulées sous les ajouts ultérieurs.
Le portail d’entrée et la grande salle boisée sont protégés au titre des monuments historiques depuis le 31 juillet 1979. Le portail, précédé d’un porche, présente un arc brisé à voussures ornées de tores et de chapiteaux à feuillages, typiques de l’art gothique. À l’intérieur, la galerie en bois dessert les étages, tandis que le rez-de-chaussée conserve des portes d’origine ouvrant sur la cour. Ce monument, propriété de la commune, témoigne de l’évolution architecturale et du réemploi d’éléments médiévaux dans un contexte plus récent.
La façade extérieure nord abrite un culot sculpté et des archivoltes profilées, tandis que l’un des vantaux du portail conserve un heurtoir du XIVe siècle, rare vestige de la période médiévale. La grande salle du premier étage, côté sud, cache derrière ses boiseries du XVIIIe siècle une cheminée gothique monumentale à frise de feuillages, révélant l’ancienne fonction résidentielle du bâtiment. Ces superpositions stylistiques en font un exemple remarquable d’adaptation architecturale à travers les siècles.