Frise chronologique
XVe siècle (2e moitié)
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (2e moitié) (≈ 1550)
Édifiée par Henri Jouffroy, frère du cardinal.
1552
Acquisition municipale
Acquisition municipale
1552 (≈ 1552)
Devenue hôtel de ville après achat.
22 janvier 1673
Création du musée
Création du musée
22 janvier 1673 (≈ 1673)
Conservation des antiques locaux décidée.
1862
Classement MH
Classement MH
1862 (≈ 1862)
Protégée au titre des monuments historiques.
1865
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1865 (≈ 1865)
Dédié à l’art et l’archéologie.
1965
Transfert des collections
Transfert des collections
1965 (≈ 1965)
Retour dans la tour après 1947.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville (ancien) dit tour des Echevins ou encore Maison carrée : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Henri Jouffroy - Constructeur |
Fils de Perrin Jouffroy, frère du cardinal. |
| Cardinal Jean Jouffroy - Frère du constructeur |
Personnalité ecclésiastique liée à la tour. |
| Jules Adler - Peintre luxovien |
Légataire d’œuvres au musée. |
Origine et histoire
La tour des échevins, construite dans la seconde moitié du XVe siècle par Henri Jouffroy, fils de Perrin Jouffroy et frère du cardinal Jean Jouffroy, était initialement appelée Tour de Jouffroy ou Maison carrée. Son nom actuel vient de son usage par les échevins, élus municipaux de l’époque. L’édifice, en grès des Vosges, se distingue par son style gothique flamboyant : fenêtres à meneaux ornées de phylactères gravés de l’Ave Maria, un oriel décoré de visages et d’animaux, et un beffroi crénelé offrant une vue sur les Vosges, le Jura et les Alpes suisses.
Acquise en 1552 par les notables de Luxeuil pour servir d’hôtel de ville, la tour devint aussi un lieu de conservation des antiques locaux dès 1673, marquant la création de l’un des plus anciens musées de France. Classée monument historique en 1862, elle abritait auparavant une prison civile, des archives et une bibliothèque. Depuis 1865, elle accueille le musée municipal, riche en archéologie (stèles gallo-romaines, ex-voto gaulois) et en peintures, dont celles de Jules Adler et de ses contemporains.
L’architecture intègrent un escalier de 146 marches menant au sommet (33 m), tandis que les collections, transférées en 1965 après un passage dans l’établissement thermal, incluent des céramiques locales, des statuettes étrusques (Ve-IVe siècle av. J.-C.) et des œuvres d’artistes liés à la région, comme Paul-Élie Dubois ou Édouard Vuillard. La façade, avec ses gargouilles et ses motifs floraux, illustre l’artisanat gothique tardif.
La tour symbolise à la fois le pouvoir municipal médiéval et la volonté de préserver le patrimoine local. Son musée, structuré sur quatre étages, reflète l’histoire de Luxovium (nom antique de Luxeuil) et son rayonnement culturel, de l’Antiquité à l’époque moderne.