Frise chronologique
1746–1751
Construction initiale
Construction initiale
1746–1751 (≈ 1749)
Bâti par Abel-Michel Chesnard de Layé.
1767
Achat par Montrevel
Achat par Montrevel
1767 (≈ 1767)
Agrandissement avec deux ailes ajoutées.
1793
Devenu hôtel de ville
Devenu hôtel de ville
1793 (≈ 1793)
Racheté par la ville de Mâcon.
1880
Extension des ailes
Extension des ailes
1880 (≈ 1880)
Ajout côté rue Carnot sous François Martin.
1941
Inscription MH
Inscription MH
1941 (≈ 1941)
Façade et ailes protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade principale sur le quai et les deux ailes (façade orientale) : inscription par arrêté du 29 décembre 1941
Personnages clés
| Abel-Michel Chesnard de Layé - Constructeur initial |
Seigneur de Vinzelles, commanditaire du bâtiment. |
| Pierre-Anne Chesnard de Layé - Héritier et propriétaire |
Fils d’Abel-Michel, conseiller au Parlement. |
| Florent-Alexandre-Melchior de La Baume - Comte de Montrevel |
Acheteur en 1767, agrandit l’hôtel. |
| François Martin - Maire de Mâcon |
Commande les ailes en 1880. |
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Mâcon, aussi appelé hôtel Montrevel, est un ancien hôtel particulier construit entre 1746 et 1751 par Abel-Michel Chesnard de Layé, seigneur local et lieutenant général du Mâconnais. Ce dernier, issu d’une famille noble, le transmit en 1753 à son fils, Pierre-Anne Chesnard de Layé, alors conseiller au Parlement de Bourgogne. L’édifice, de style classique, reflétait le prestige de ses premiers propriétaires, intégrant des éléments architecturaux raffinés comme des boiseries et une rampe en fer forgé.
En 1767, le comte Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, dernier représentant de la famille de Montrevel, acquiert l’hôtel pour 75 000 livres et l’agrandit en ajoutant deux ailes. Il y aménage notamment une salle de la Comédie (future salle du Conseil municipal), dotée d’un parterre, d’un orchestre et de loges, témoignant de son usage mondain et culturel. La Révolution française marque un tournant : en 1793, la ville de Mâcon rachète le bâtiment pour en faire son hôtel de ville, scellant son destin public.
Au XIXe siècle, sous le mandat du maire François Martin, deux nouvelles ailes sont construites en 1880 côté rue Carnot, structurant une cour ouvrant sur la place Saint-Pierre. L’édifice conserve des traces de son passé aristocratique, comme les boiseries du salon des mariages ou les médaillons de philosophes antiques dans l’ancienne bibliothèque. Inscrit aux monuments historiques depuis 1941, il incarne aujourd’hui à la fois l’héritage architectural du Siècle des Lumières et la vie civique mâconnaise.
La protection officielle concerne principalement la façade sur le quai et les ailes est, soulignant leur valeur patrimoniale. Propriété communale, l’hôtel de ville reste un lieu symbolique, mêlant fonctions administratives et mémoire historique, comme en attestent ses éléments intérieurs préservés (escalier, hall d’entrée) et son rôle central dans la ville.