Fondation de la société 1850 (≈ 1850)
Création de la société de recherche de houille.
1851
Transformation en compagnie
Transformation en compagnie 1851 (≈ 1851)
Transformation en Compagnie des mines de Béthune.
1853
Mise en service
Mise en service 1853 (≈ 1853)
Mise en service de la première fosse.
1901
Projets d'extension
Projets d'extension 1901 (≈ 1901)
Projets proposés par l’ingénieur Pirckher pour l'extension du château.
1920
Agrandissement du parc
Agrandissement du parc 1920 (≈ 1920)
Extension du parc et modifications de la demeure.
1927
Décès de Louis Mercier
Décès de Louis Mercier 1927 (≈ 1927)
Louis Mercier décède dans le château.
1946
Transformation en maternité
Transformation en maternité 1946 (≈ 1946)
Le bâtiment est transformé en maternité.
1970
Fermeture de la maternité
Fermeture de la maternité 1970 (≈ 1970)
La maternité ferme ses portes.
1985
Rachat par la commune
Rachat par la commune 1985 (≈ 1985)
La commune rachète le bâtiment pour en faire la mairie.
9 octobre 2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 9 octobre 2009 (≈ 2009)
Les façades, toitures, parc et communs sont inscrits aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'hôtel de ville, ancien château Mercier et habitation du directeur de la compagnie des mines de Béthune, et ses annexes, du parc avec ses bassins, escaliers, éléments décoratifs, des communs et des clôtures (portail principal et murs attenants) (cad. AN 4) : inscription par arrêté du 9 octobre 2009
Personnages clés
Louis Mercier
Directeur général de la Compagnie des mines de Béthune et propriétaire initial du château.
Ingénieur Pirckher
Ingénieur ayant proposé les projets d'extension du château en 1901.
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
L’hôtel de ville, ancien château Mercier, situé à Mazingarbe (Pas-de-Calais), est un château patronal bâti au tout début du XXe siècle pour Louis Mercier, directeur général de la Compagnie des mines de Béthune ; il servait à la fois de logement et de salle de réunion. La société de recherche de houille, fondée en 1850 et transformée en Compagnie des mines de Béthune en 1851, mit en service sa première fosse en 1853. Sous l’impulsion de Louis Mercier, initialement ingénieur à la Compagnie des mines d’Anzin, la compagnie connut un développement important : installations de surface, cités ouvrières et équipements collectifs furent créés. En 1901, l’ingénieur Pirckher proposa plusieurs projets ; on conserva une aile de l’édifice primitif, on construisit un grand corps de logis et une seconde aile identique ferma la composition en U, accompagnée de communs et d’un parc au sud agrémenté de bassins. Les installations de surface et l’habitation furent gravement endommagées par un pilonnage pendant la Première Guerre mondiale ; la reconstruction et l’agrandissement de l’édifice commencèrent immédiatement après le conflit. Dans les années 1920, des travaux étendirent le parc et procédèrent à des réfections et agrandissements de la demeure : les avant-corps sur jardin furent transformés, le grand jardin d’hiver placé contre la façade sud-est fut remplacé par une annexe latérale de réception qui comprenait une chapelle et un campanile aujourd’hui disparu, les communs furent modifiés ou reconstruits et une galerie couverte vint clore l’espace entre les avant-corps côté entrée principale. Louis Mercier résida dans le château jusqu’à sa mort en 1927, et ses successeurs firent de même par la suite. Après la nationalisation, le bâtiment fut aménagé en maternité de 1946 à 1970, puis resta à l’abandon jusqu’en 1985, année où la commune le racheta pour en faire la nouvelle mairie ; la municipalité fit modifier le rez-de-chaussée et le premier étage. Le 9 octobre 2009, les façades et toitures du château, ses annexes, le parc avec ses bassins, escaliers et éléments décoratifs, ainsi que les communs et les clôtures — notamment le portail principal et les murs attenants — ont été inscrits aux monuments historiques. Le château Mercier, avec les maisons d’ingénieur du boulevard des Platanes, figure également sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco comme site n° 81.