Frise chronologique
1833
Loi sur les communes
Loi sur les communes
1833 (≈ 1833)
Obligation d'entretenir école et justice.
1846
Plans établis
Plans établis
1846 (≈ 1846)
Par Pierre Marnotte pour l'édifice.
1847
Début des travaux
Début des travaux
1847 (≈ 1847)
Adjudication et lancement du chantier.
1850
Fin des travaux
Fin des travaux
1850 (≈ 1850)
Achèvement approximatif de la construction.
21 juin 1990
Inscription MH
Inscription MH
21 juin 1990 (≈ 1990)
Façades, toitures, escalier et salle de tribunal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; cage d'escalier et escalier ; ancienne salle de tribunal (cad. AC 71) : inscription par arrêté du 21 juin 1990
Personnages clés
| Pierre Marnotte - Architecte |
Auteur des plans en 1846. |
Origine et histoire
L'hôtel de ville de Mouthe, situé dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, a été conçu en 1846 par l'architecte bisontin Pierre Marnotte. Les plans initiaux prévoyaient un bâtiment polyvalent abritant une mairie, des écoles avec pensionnat, une infirmerie et une justice de paix, conformément à la loi de 1833 imposant aux communes d'assurer ces services. La construction, débutée après 1847, s'est achevée après 1850, reflétant une volonté de centralisation administrative et éducative.
L'architecture de l'édifice s'inspire des codes de la Renaissance, avec une structure cubique surmontée d'une toiture pyramidale et quatre tourelles en poivrière. L'entrée en plein cintre et le balcon à balustres soulignent son caractère imposant. À l'intérieur, la cage d'escalier et l'ancienne salle de tribunal, inscrits aux monuments historiques en 1990, témoignent de son usage judiciaire passé. Le bâtiment incarne ainsi l'alliance entre fonctionnalité publique et ambition architecturale.
Classé monument historique pour ses façades, toitures et éléments intérieurs, l'hôtel de ville de Mouthe illustre l'évolution des édifices municipaux au XIXe siècle. Son architecte, Pierre Marnotte, a marqué le projet par des choix stylistiques atypiques pour l'époque, évitant le néo-classicisme ou le néo-gothique. Aujourd'hui, il reste un symbole du patrimoine communal et de l'histoire administrative de la Franche-Comté.