Construction de la Trésorerie royale XIVe siècle (≈ 1450)
Bâtiment gothique initial avec voûte ogivale.
1700–1703
Transfert de l’hôtel de ville
Transfert de l’hôtel de ville 1700–1703 (≈ 1702)
Agrandissement par Cubizol et d’Aviler.
1836–1837
Modifications de la façade
Modifications de la façade 1836–1837 (≈ 1837)
Ajout de cinq fenêtres (45 m).
1851–1852
Rampe en fer forgé
Rampe en fer forgé 1851–1852 (≈ 1852)
Escalier monumental décoré.
1959
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1959 (≈ 1959)
Protection de la façade et voûte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la rue de la Trésorerie ; voûte sur croisée d'ogives située en retour et supportant un passage sur rue (cad. J 60) : inscription par arrêté du 23 décembre 1959
Personnages clés
Augustin-Charles d’Aviler - Architecte
Conçoit les plans en 1700.
Jacques Cubizol - Architecte municipal
Supervise les travaux de 1700–1703.
Deville - Maître serrurier
Réalise la rampe en 1851.
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Nîmes occupe l’ancienne Trésorerie royale, construite au XIVe siècle. Ce bâtiment gothique, partiellement remanié à la Renaissance, abritait à l’origine les finances du roi. La façade sur la rue de la Trésorerie conserve des arcs brisés et une fenêtre trilobée, témoins de cette période médiévale. Sous la voûte sur croisée d’ogives, un passage voûté reliait autrefois la place aux salles administratives.
En 1700, la ville acquiert la Trésorerie royale pour y installer l’hôtel de ville, transféré depuis la place de l’Horloge. L’architecte Augustin-Charles d’Aviler conçoit les plans, tandis que Jacques Cubizol supervise les travaux, achevés en 1703. La façade est alors agrandie, passant à 45 mètres de long au XIXe siècle (1836–1837), avec l’ajout de cinq fenêtres. Une rampe en fer forgé, réalisée en 1851–1852, orne l’escalier monumental, surplombé par quatre crocodiles naturalisés (1587–1703), symboles des légionnaires romains d’Égypte installés à Nîmes sous Auguste.
Classé monument historique en 1959, l’édifice allie héritage médiéval et transformations classiques. Les crocodiles, suspendus sous le plafond, rappellent le passé antique de la cité, tandis que les modifications du XIXe siècle (1851) reflètent son adaptation aux besoins municipaux. Les vestiges gothiques, comme la porte en arc brisé, contrastent avec les ajouts Renaissance et les embellissements modernes, illustrant l’évolution architecturale de Nîmes.
L’hôtel de ville reste un symbole du pouvoir local, mêlant histoire royale (Trésorerie), héritage romain (crocodiles) et fonctions civiques. Son inscription aux monuments historiques protège ses éléments les plus anciens, dont la voûte ogivale et la façade sur la rue de la Trésorerie, témoins de sept siècles d’histoire urbaine.
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