Frise chronologique
XIIe siècle
Fondations initiales
Fondations initiales
XIIe siècle (≈ 1250)
Premières structures médiévales encore visibles.
1467–1470
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction
1467–1470 (≈ 1469)
Destruction partielle puis édification style Renaissance.
1765
Modifications intérieures
Modifications intérieures
1765 (≈ 1765)
Grilles et escalier en fer forgé installés.
Fin XVIIe siècle
Rénovation classique
Rénovation classique
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Façade remaniée, buste de Louis XIV ajouté.
5 mai 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
5 mai 1926 (≈ 1926)
Inscription officielle au titre des MH.
Fin XIXe–début XXe siècle
Extensions en brique
Extensions en brique
Fin XIXe–début XXe siècle (≈ 2025)
Ailes sud et est ajoutées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 5 mai 1926
Personnages clés
| Louis XIV - Roi de France |
Buste installé en 1697, retiré à la Révolution. |
| Marcel Terre - Historien local |
Évoque une origine fin XIIIe siècle. |
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Noyers-sur-Serein, situé dans le département de l’Yonne, repose sur des fondations remontant au XIIe siècle. Le bâtiment actuel fut reconstruit au XVe siècle dans un style Renaissance, après un incendie ayant ravagé une partie de la ville entre 1467 et 1470. Cette reconstruction utilisa les caves et fondations médiévales, intégrant des éléments comme une façade postérieure en pan de bois et des moulures croisées typiques de l’époque. Le site devint alors le siège de l’ancien bailliage, avec des prisons voûtées encore visibles dans l’aile nord.
Au XVIIe siècle, la façade principale sur rue fut remaniée dans un style classique, incluant des pilastres ornés de corbeilles de fleurs et un fronton cintré. Un buste de Louis XIV, daté de 1697, trônait autrefois au-dessus de l’entrée avant d’être retiré à la Révolution. D’autres modifications interviennent au milieu du XVIIIe siècle (1765), comme l’ajout de grilles en fer forgé aux fenêtres et la rénovation de l’escalier à rampe métallique. Les ailes sud et est, en brique, furent ajoutées à la fin du XIXe ou début XXe siècle, complétant l’ensemble architectural.
Classé monument historique en 1926, l’édifice conserve des traces de ses usages successifs : salles d’archives lambrissées, caves voûtées du XIIIe siècle, et anciennes cellules de prison. Son plan en L, organisé autour d’une cour intérieure, reflète les adaptations fonctionnelles et stylistiques traversées depuis le Moyen Âge. Les toits en tuiles plates et les décors stuqués témoignent de cette stratification historique, typique des hôtels de ville bourguignons.
Les sources mentionnent des divergences sur la datation initiale : Marcel Terre évoque une construction à la fin du XIIIe siècle, tandis que d’autres indices (incendie de 1467-1470) suggèrent une reconstruction majeure au XVe siècle. Ces éléments soulignent la complexité de son histoire, entre héritage médiéval, Renaissance bourguignonne et embellissements classiques. L’édifice reste un symbole du pouvoir local, mêlant justice (bailliage), administration et mémoire collective.