Hôtel de ville de Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôtel de ville

Hôtel de ville de Pernes-les-Fontaines

  • Place Aristide-Briand
  • 84210 Pernes-les-Fontaines
Hôtel de ville de Pernes-les-Fontaines
Hôtel de ville de Pernes-les-Fontaines
Hôtel de ville de Pernes-les-Fontaines
Crédit photo : Vi..Cult... - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1650
Construction principale
1652
Début des travaux
1741
Devenu maison commune
1790
Décor stuqué ajouté
1973
Acquisition complète
2009
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties bâties et non bâties de l'Hôtel de Ville, en totalité, à savoir le corps central, les ailes nord et sud, y compris leurs appendices en retour, l'aile sud-ouest, le mur de clôture de la cour d'honneur avec son portail et sa fontaine, les emprises de la cour d'honneur, des autres cours et des jardins, la fontaine du jardin (cad. AX 549, 638) : classement par arrêté du 31 mars 2009

Personnages clés

Jean Rochas Architecte ayant dirigé la construction à partir de 1652.

Origine et histoire de l'Hôtel de ville

L’hôtel de ville de Pernes‑les‑Fontaines occupe l’ancien hôtel particulier de la famille de Brancas‑Cheilus, situé dans le Vaucluse. La construction principale remonte au milieu du XVIIe siècle : les éléments essentiels, dont le grand escalier, le corps central, l’aile nord ainsi que le mur et le portail de la cour d’honneur, datent des années 1650 et la construction a été engagée à partir de 1652 sous la direction de Jean Rochas. Des parties plus anciennes subsistent dans l’aile sud et à l’angle nord‑est, notamment des caves voûtées, des baies murées et des maçonneries en élévation. Entre la cour d’honneur et les jardins, l’ensemble est bâti en U, prolongé au sud‑ouest par un bâtiment aligné sur l’aile. Une partie de l’hôtel devint maison commune dès 1741 et l’édifice est totalement affecté à la mairie depuis 1973, après l’acquisition de l’aile sud jusque là privée. Plusieurs pièces d’apparat ont conservé leur décor : le grand salon, ou salle de Bancas, présente un plafond à poutres peint de guirlandes en camaïeu et une frise alternant paysages et statues en trompe‑l’œil, directement inspirées d’un recueil de gravures publié par François Perrier en 1638. La salle du conseil conserve un décor peint à scènes mythologiques et ses murs ont été tendus de cuir de Cordoue lors d’une restauration récente. Sous l’enduit d’un escalier aménagé au XVIIIe siècle dans l’aile nord est réapparu un décor du milieu du XVIIe siècle composé de masques, de bustes féminins en médaillons, de guirlandes et de rinceaux en camaïeu ocre. Enfin, dans l’aile sud‑ouest subsiste un décor stuqué d’une travée d’ancienne chapelle daté de 1790. L’hôtel de Cheylus est classé au titre des monuments historiques depuis le 31 mars 2009.

Liens externes