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Hôtel de ville de Sartène en Corse-du-sud

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Hôtel de ville
Corse-du-sud

Hôtel de ville de Sartène

    2 Rue des Frères Bartoli
    20100 Sartène
Propriété de la commune ; propriété privée
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
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Hôtel de ville de Sartène
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Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Hôtel de ville de Sartène
Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1564
Siège de Sampiero Corso
années 1580
Devenir résidence officielle
début XVIe siècle
Construction par les Génois
XIXe siècle
Aménagement en caserne
8 mars 1991
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Elévations et toiture (cad. I 73) : inscription par arrêté du 8 mars 1991

Personnages clés

Sampiero Corso - Chef corse révolté Responsable du siège de 1564.
Théodore de Neuhoff - Roi de Corse (1736) Y établit sa résidence.

Origine et histoire

L’Hôtel de ville de Sartène, construit au début du XVIe siècle par les Génois, est un édifice emblématique de l’architecture militaire et civile de la Corse. À l’origine, il servait de résidence au lieutenant de la République génoise après que Sartène devint le chef-lieu de la province de la Rocca, remplaçant Porto Vecchio. Ce palais fortifié jouait aussi un rôle défensif contre les conflits locaux et les raids barbaresques, reflétant les tensions de l’époque en Méditerranée.

Détruit partiellement en 1564 lors du siège mené par Sampiero Corso, un chef corses révoltés contre Gênes, l’édifice fut rapidement reconstruit. Au XVIe siècle, il abritera même brièvement Théodore de Neuhoff, aventurier allemand autoproclamé roi de Corse en 1736, qui en fit sa résidence. Les transformations ultérieures, comme l’aménagement des étages supérieurs en caserne au XIXe siècle, témoignent de son adaptation aux besoins militaires et administratifs successifs.

L’architecture actuelle, avec ses quatre niveaux et son ouverture en plein cintre à l’emplacement d’un ancien pont-levis, conserve des traces de sa vocation défensive. Les balcons de la façade, dont l’un repose sur d’anciens mâchicoulis, rappellent son double usage : symbole du pouvoir génois et refuge pour les habitants. Classé monument historique en 1991, il incarne aujourd’hui l’héritage complexe de la Corse entre influences génoises, révoltes locales et adaptations modernes.

Liens externes