Crédit photo : Jean-Pol GRANDMONT - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1564
Siège de Sampiero Corso
Siège de Sampiero Corso 1564 (≈ 1564)
Démantèlement partiel puis reconstruction.
années 1580
Devenir résidence officielle
Devenir résidence officielle années 1580 (≈ 1580)
Transfert du siège de Porto Vecchio.
début XVIe siècle
Construction par les Génois
Construction par les Génois début XVIe siècle (≈ 1604)
Palais fortifié et résidence du lieutenant.
XIXe siècle
Aménagement en caserne
Aménagement en caserne XIXe siècle (≈ 1865)
Réutilisation des étages supérieurs.
8 mars 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 8 mars 1991 (≈ 1991)
Protection des élévations et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Elévations et toiture (cad. I 73) : inscription par arrêté du 8 mars 1991
Personnages clés
Sampiero Corso - Chef corse révolté
Responsable du siège de 1564.
Théodore de Neuhoff - Roi de Corse (1736)
Y établit sa résidence.
Origine et histoire
L’Hôtel de ville de Sartène, construit au début du XVIe siècle par les Génois, est un édifice emblématique de l’architecture militaire et civile de la Corse. À l’origine, il servait de résidence au lieutenant de la République génoise après que Sartène devint le chef-lieu de la province de la Rocca, remplaçant Porto Vecchio. Ce palais fortifié jouait aussi un rôle défensif contre les conflits locaux et les raids barbaresques, reflétant les tensions de l’époque en Méditerranée.
Détruit partiellement en 1564 lors du siège mené par Sampiero Corso, un chef corses révoltés contre Gênes, l’édifice fut rapidement reconstruit. Au XVIe siècle, il abritera même brièvement Théodore de Neuhoff, aventurier allemand autoproclamé roi de Corse en 1736, qui en fit sa résidence. Les transformations ultérieures, comme l’aménagement des étages supérieurs en caserne au XIXe siècle, témoignent de son adaptation aux besoins militaires et administratifs successifs.
L’architecture actuelle, avec ses quatre niveaux et son ouverture en plein cintre à l’emplacement d’un ancien pont-levis, conserve des traces de sa vocation défensive. Les balcons de la façade, dont l’un repose sur d’anciens mâchicoulis, rappellent son double usage : symbole du pouvoir génois et refuge pour les habitants. Classé monument historique en 1991, il incarne aujourd’hui l’héritage complexe de la Corse entre influences génoises, révoltes locales et adaptations modernes.
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