Construction initiale 1623 (≈ 1623)
Hôtel particulier pour Nicolas Japin.
1737
Rachat par la ville
Rachat par la ville 1737 (≈ 1737)
Devenu hôtel de ville pour 18 000 livres.
12 juillet 1886
Classement historique
Classement historique 12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protégé comme monument historique.
12 septembre 1894
Incendie majeur
Incendie majeur 12 septembre 1894 (≈ 1894)
Reconstruction jusqu’en 1898.
1916
Bataille de Verdun
Bataille de Verdun 1916 (≈ 1916)
Refuge des pompiers dans les sous-sols.
1925
Création du musée
Création du musée 1925 (≈ 1925)
Musée de Guerre initié par Schleiter.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
Nicolas Japin - Commanditaire initial
Commissaire des poudres, propriétaire en 1623.
Marquise de Boudeville - Propriétaire intermédiaire
Héritière après la mort de Japin.
Victor Schleiter - Député-maire de Verdun
Fonda le musée de Guerre en 1925.
Origine et histoire de l'Hôtel de ville
L’hôtel de ville de Verdun fut construit en 1623 comme hôtel particulier pour Nicolas Japin, commissaire des poudres de l’État, dans un style Louis XIII inspiré de l’hôtel de Sully à Paris. À sa mort, le bâtiment passa à la marquise de Boudeville, avant d’être racheté par la ville en 1737 pour 18 000 livres. Il devint alors le siège des institutions municipales, rôle qu’il conserve encore aujourd’hui.
En 1865, une extension fut ajoutée à l’aile gauche, et en 1886, l’édifice fut classé monument historique. Un incendie dévastateur en 1894 nécessita une reconstruction achevée en 1898, au cours de laquelle un fronton sculpté et un campanile furent ajoutés. Pendant la bataille de Verdun en 1916, les pompiers se réfugient dans ses sous-sols, témoignant de son importance durant le conflit.
Depuis 1925, l’hôtel de ville abrite le musée de Guerre, créé à l’initiative du député-maire Victor Schleiter. Ce musée expose des documents et objets liés à la Première Guerre mondiale, dont des médailles, des photographies des destructions, et des reliques des villages détruits. Quatre canons offerts en 1873 pour la résistance de Verdun lors de la guerre franco-allemande sont également visibles dans la cour.
L’architecture, typique du style Louis XIII, se compose d’un corps principal flanqué de deux ailes en équerre, avec une cour d’honneur fermée par une galerie. Le campanile surplombant l’édifice et les éléments décoratifs rappellent l’influence parisienne, notamment celle de l’hôtel de Sully. Le bâtiment symbolise à la fois le pouvoir municipal et la mémoire des conflits qui ont marqué la ville.