Frise chronologique
1669-1672
Construction initiale
Construction initiale
1669-1672 (≈ 1671)
Bâti par Jean Le Fauhé et Jeanne Le Botteue.
1673
Vente après décès
Vente après décès
1673 (≈ 1673)
Racheté par Charles Morvau.
1709
Transmission à Jean Yviquel
Transmission à Jean Yviquel
1709 (≈ 1709)
Devenu propriété du maire.
1904
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune
1904 (≈ 1904)
Don de Marguerite de Calbiac.
1908
Inauguration comme hôtel de ville
Inauguration comme hôtel de ville
1908 (≈ 1908)
Sous le maire Emmanuel Provost.
1926
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 (≈ 1926)
Inscrit par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
| Jean Le Fauhé - Commanditaire initial |
Sieur de Cadouzan, constructeur de l’hôtel. |
| Jeanne Le Botteue - Co-commanditaire |
Épouse de Jean Le Fauhé. |
| Jean Yviquel - Maire du Croisic |
Propriétaire en 1709. |
| Jean-François Dubochet - Héritier et propriétaire |
Conserve l’hôtel jusqu’en 1904. |
| Marguerite de Calbiac - Dernière propriétaire privée |
Cède l’hôtel à la commune. |
| Emmanuel Provost - Maire du Croisic |
Inaugure l’hôtel de ville en 1908. |
Origine et histoire
L’hôtel d’Aiguillon est un ancien hôtel particulier construit entre 1669 et 1672 au Croisic, dans le département de la Loire-Atlantique. Commandé par Jean Le Fauhé, sieur de Cadouzan, et son épouse Jeanne Le Botteue, issus de familles de négociants et d’hommes de loi, sa construction s’interrompt à la mort de Le Fauhé en 1672. La veuve vend alors l’édifice en 1673 à Charles Morvau, sieur de Kerliviny. Ce bâtiment, marqué par un dôme à l’impériale et un portail orné de colonnes corinthiennes, reste un exemple rare d’architecture civile baroque dans la région.
En 1709, l’hôtel passe par héritage à Jean Yviquel, alors maire du Croisic. Sans descendance, ses biens sont partagés en 1765, et son neveu Jean-François Dubochet en devient propriétaire. La demeure reste dans la famille Dubochet jusqu’en 1904, date à laquelle Marguerite de Calbiac (née Dubochet) la cède à la commune. Transformé en hôtel de ville, il est inauguré en 1908 sous le mandat d’Emmanuel Provost, maire de l’époque, et le reste jusqu’en 2008.
Classé monument historique en 1926, l’hôtel d’Aiguillon se distingue par son plan en angle droit, avec un pavillon central abritant un escalier monumental. Son nom, dont l’origine reste incertaine, pourrait rendre hommage au duc d’Aiguillon, gouverneur de Bretagne, bien qu’aucun lien direct n’ait été établi. Un vitrail de la chapelle de Pen-Bron, à La Turballe, représente d’ailleurs cet édifice emblématique.
Situé place Donatien-Lepré – nommée en l’honneur d’un pharmacien dont le legs permit l’acquisition de l’hôtel – le bâtiment incarne un siècle marqué par l’essor du commerce maritime et l’affirmation des élites locales. Son architecture reflète la prospérité des négociants du Croisic, alors port actif lié à la pêche et au trafic atlantique. L’édifice illustre aussi l’évolution des usages urbains, passant de résidence privée à lieu de pouvoir municipal.