Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Partie postérieure du bâtiment édifiée.
1714
Chambre du conseil des officiers
Chambre du conseil des officiers
1714 (≈ 1714)
Construction par Cimard et Ravot.
1731
Chambres du greffe du bailliage
Chambres du greffe du bailliage
1731 (≈ 1731)
Réalisées par François Ravot.
1735
Aménagement d’une chapelle
Aménagement d’une chapelle
1735 (≈ 1735)
Dans la grande salle du palais.
1776-1777
Travaux de rénovation majeurs
Travaux de rénovation majeurs
1776-1777 (≈ 1777)
Dirigés par Malbert et Bonnet.
1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection des façades sur rue.
1978
Transfert des fonctions municipales
Transfert des fonctions municipales
1978 (≈ 1978)
Vers l’ancienne abbaye de Saint-Mihiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue : inscription par arrêté du 23 décembre 1926
Personnages clés
| Jean Cimard - Maître maçon |
Co-constructeur de la chambre du conseil (1714). |
| Claude Ravot - Maître maçon |
Co-constructeur de la chambre du conseil (1714). |
| François Ravot - Maçon |
Auteur des chambres du greffe (1731). |
| Jean-Baptiste Bonnet - Maître maçon |
Responsable des travaux de 1776-1777. |
| Jacques Jolliot - Charpentier |
Participation aux travaux de 1776-1777. |
| François Jolliot - Charpentier |
Participation aux travaux de 1776-1777. |
| Louis Mény - Sculpteur |
Auteur des clefs des fenêtres sculptées. |
| Malbert - Sous-ingénieur des Ponts-et-Chaussées |
Modifia les plans des travaux (1776). |
Origine et histoire
L’hôtel de ville de Saint-Mihiel est un monument composite, résultant de deux périodes majeures de construction : le XVIe siècle pour sa partie postérieure, et le dernier quart du XVIIIe siècle pour sa façade principale. Le bâtiment, en pierre de taille, a subi des modifications notables, comme le remplacement des tuiles plates en écaille par des tuiles mécaniques, tandis que le campanile et son lanternon conservent une couverture en ardoise. Ce mélange architectural reflète les besoins administratifs et symboliques de la ville à travers les siècles.
La partie la plus ancienne, datant du XVIe siècle, a été partiellement préservée, tandis que des ajouts significatifs furent réalisés au XVIIIe siècle. En 1714, les maîtres maçons Jean Cimard et Claude Ravot construisirent la chambre du conseil des officiers de la prévôté. En 1731, François Ravot, probablement apparenté, érigea les chambres du greffe du bailliage, suivies en 1735 par l’aménagement d’une chapelle dans la grande salle du palais. Ces transformations illustrent l’adaptation du bâtiment aux fonctions judiciaires et municipales de l’époque.
Au milieu du XVIIIe siècle, l’état de dégradation avancée de l’hôtel de ville exigea des interventions urgentes. Malgré les alertes de l’intendant la Galaizière en 1768, les travaux ne débutèrent qu’en 1776-1777, selon les plans modifiés par le sous-ingénieur Malbert et exécutés par le maçon Jean-Baptiste Bonnet et les charpentiers Jacques et François Jolliot. Le coût final, dépassant les 21 545 livres, fit l’objet d’un contentieux jusqu’en 1784. Les sculptures des clefs de fenêtre, attribuées à Louis Mény, ajoutèrent une touche artistique à cette rénovation.
Le bâtiment, inscrit aux Monuments Historiques en 1926 pour ses façades sur rue, a perdu sa fonction municipale en 1978 lors de son transfert à l’ancienne abbaye. Aujourd’hui, il abrite des activités associatives, perpétuant son rôle central dans la vie locale. Son histoire, marquée par des reconstructions et des adaptations, reflète les dynamiques politiques et sociales de Saint-Mihiel, ville lorraine au patrimoine riche et contrasté.