Frise chronologique
1899
Commande du bâtiment
Commande du bâtiment
1899 (≈ 1899)
Construction confiée à Baert et Boidin.
23 juillet 1925
Naissance d'Alain Decaux
Naissance d'Alain Decaux
23 juillet 1925 (≈ 1925)
Historien né dans l’immeuble.
29 octobre 1975
Inscription MH
Inscription MH
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
| Albert Baert - Architecte |
Co-concepteur de l’hôtel en 1899. |
| Charles Boidin - Architecte |
Co-auteur du projet avec Baert. |
| Alain Decaux - Historien et académicien |
Né dans l’immeuble en 1925. |
Origine et histoire
L’hôtel des Cariatides est un immeuble de rapport situé à Lille, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Commandé en 1899 aux architectes Albert Baert et Charles Boidin, il incarne le prestige architectural de la fin du XIXe siècle sur la place de la République. Ses façades, ornées de cariatides et de mosaïques à la fleur de lys (symbole de Lille), allient matériaux industriels et décoration Beaux-Arts. Le rez-de-chaussée abritait autrefois la Grande Brasserie de l’Université, lieu emblématique de la vie sociale lilloise.
L’édifice est marqué par son inscription aux monuments historiques depuis le 29 octobre 1975, protégeant ses façades et toitures. Il est aussi connu pour être le lieu de naissance de l’historien Alain Decaux (1925), académicien français. Sa localisation à l’angle de la rue d’Inkermann et de la place de la République, desservie par le métro République - Beaux-Arts, en fait un repère urbain majeur.
Les deux cariatides de la façade, l’une aux yeux fermés et l’autre regardant l’horizon, symbolisent une dualité artistique caractéristique de l’éclectisme architectural de l’époque. Leur poitrine dénudée et leur posture soutenant un balcon à balustres illustrent l’influence des modèles antiques revisités par le style Beaux-Arts. Les mosaïques et colonnes enrichissent cette composition, reflétant le faste bourgeois de la Lille industrielle.