Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Parties les plus anciennes édifiées.
1641
Séjour du vicomte de Turenne
Séjour du vicomte de Turenne 1641 (≈ 1641)
Henri de la Tour d’Auvergne y réside.
1684
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1684 (≈ 1684)
Fin de la possession familiale.
14 novembre 1951
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 novembre 1951 (≈ 1951)
Protection partielle de la façade.
1991
Don à la ville
Don à la ville 1991 (≈ 1991)
Devenu propriété communale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la grande rue et la toiture correspondante : inscription par arrêté du 14 novembre 1951
Personnages clés
Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne - Militaire et aristocrate
Séjourna en 1641 dans l’hôtel.
Famille de La Tour d’Auvergne - Propriétaires initiaux
Ducs de Bouillon jusqu’en 1684.
Origine et histoire de l'Hôtel des Ducs
L’hôtel des ducs de Bouillon est un immeuble rectangulaire à trois étages, construit principalement au XVe siècle avec des remaniements majeurs au XVIIe siècle. Sa façade en pierre d’andésite présente une porte en plein cintre à bossages, encadrée de deux portes secondaires à arcs surbaissés. Au premier étage, trois fenêtres moulurées, dont deux géminées, sont surmontées de chapiteaux. Une tourelle ronde en encorbellement, ornée d’une tête d’angelot, couronne l’angle nord-est. Le toit en pavillon et le dôme de la tourelle complètent son aspect distinctif.
L’édifice appartenait à la famille de La Tour d’Auvergne, ducs de Bouillon, jusqu’en 1684. Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, y séjourna en 1641. La façade fut rhabillée au XVIIe siècle, avec suppression d’encorbellements, réfection des ouvertures et ajout de lucarnes. Après plusieurs transformations intérieures, l’hôtel fut cédé à la ville en 1991. Il est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1951 et abrite désormais une médiathèque.
Les caves voûtées en berceau et d’arêtes, ainsi que les anciennes écuries et remises au sud, témoignent de son usage résidentiel et seigneurial. La terrasse sud et le belvédère surplombant la cage d’escalier reflètent son adaptation aux besoins aristocratiques des XVIe et XVIIe siècles. Les matériaux, comme l’andésite pour les encadrements et le dôme, soulignent son prestige architectural dans le Puy-de-Dôme.
L’hôtel illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Auvergne, passant d’une structure médiévale défensive à une demeure de représentation classique. Son inscription aux monuments historiques protège sa façade sur la Grande Rue et sa toiture, éléments emblématiques de son patrimoine. Aujourd’hui, sa vocation culturelle (médiathèque) perpétue son ancrage dans la vie locale.