Réalisation des peintures Fin XVe–début XVIe siècle (≈ 1625)
Peintures polychromes médiévales ou renaissantes.
XIVe–XVIIe siècles
Période de construction
Période de construction XIVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Édifice érigé entre ces siècles.
15 novembre 1985
Inscription MH
Inscription MH 15 novembre 1985 (≈ 1985)
Protection des éléments architecturaux clés.
1er mars 1989
Classement MH
Classement MH 1er mars 1989 (≈ 1989)
Classement des peintures et supports.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Murs-pignons à redents ; porte cochère à intrados sculpté côté cour ; escalier intérieur à balustres, poteau sculpté attenant ; colonnette ionique à l'intérieur du rez-de-chaussée ; façade sur la rue des Juifs à l'exclusion du rez-de-chaussée ; cave voûtée (cad. 64 59 22) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985 ; Ensemble des peintures polychromes du Moyen-Age ou de la Renaissance ainsi que les plafonds et les murs les supportant (cad. 64 59 22) : classement par arrêté du 1er mars 1989
Personnages clés
Jean-Pierre Rieb - Historien de l'art
A étudié les peintures dans *Un art de l’illusion* (2012).
Origine et histoire de l'Hôtel des Joham de Mundolsheim
L'hôtel des Joham de Mundolsheim est un édifice emblématique situé au cœur de Strasbourg, au 15 rue des Juifs. Construit entre les XIVe et XVIIe siècles, il illustre l’évolution architecturale alsacienne à travers plusieurs époques. Ses murs-pignons à redents, sa porte cochère sculptée et son escalier intérieur à balustres témoignent d’un savoir-faire artisanal raffiné, typique des demeures bourgeoises de la région. Le bâtiment abrite également des peintures polychromes datées de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, un rare exemple d’art mural civil de cette période en Alsace.
Classé monument historique en deux temps (inscription en 1985, classement en 1989), l’hôtel se distingue par ses éléments protégés : façade sur rue, cave voûtée, et surtout l’ensemble des peintures médiévales ou renaissantes, accompagnées de leurs plafonds et murs supports. Ces fresques, étudiées par Jean-Pierre Rieb dans Un art de l’illusion (2012), sont considérées comme d’une qualité exceptionnelle. Leur préservation reflète l’importance patrimoniale du lieu, aujourd’hui propriété d’un établissement public.
L’édifice s’inscrit dans un quartier historique de Strasbourg, marqué par une dense concentration de monuments médiévaux et renaissants. Son architecture mêle influences gothiques et classiques, avec des détails comme une colonnette ionique au rez-de-chaussée ou un poteau sculpté adjacent à l’escalier. Ces caractéristiques en font un témoin privilégié des transformations urbaines et artistiques de la ville, entre Moyen Âge tardif et époque moderne.