Construction initiale Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édifié comme refuge par les bénédictins.
1649
Installation des Pénitentes
Installation des Pénitentes 1649 (≈ 1649)
Transformation en communauté pour femmes repenties.
Fin XVIIe siècle
Extension correctionnelle
Extension correctionnelle Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Ajout d’une maison pour prostituées.
1857
Fin de l’usage carcéral
Fin de l’usage carcéral 1857 (≈ 1857)
Fermeture définitive comme prison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel des Pénitents : classement par arrêté du 1er août 1902
Personnages clés
Religieux bénédictins de Saint-Nicolas - Fondateurs
Constructeurs initiaux du logis de la Voûte.
Dames pénitentes - Communauté gestionnaire
Responsables des femmes enfermées à partir de 1649.
Origine et histoire de l'Hôtel des Pénitentes
L’Hôtel des Pénitentes, à l’origine appelé logis de la Voûte, est édifié à la fin du XVe siècle par les religieux bénédictins de Saint-Nicolas dans le quartier de la Doutre. Ce bâtiment servait initialement de refuge en cas de troubles, avant d’être transformé en 1649 pour accueillir une communauté de dames pénitentes. Ces dernières y recevaient des femmes de mauvaise vie, enfermées sur ordre de police ou repenties, ainsi que des prostituées dans une maison correctionnelle ajoutée à la fin du XVIIe siècle. Le site fonctionna à la fois comme prison et hospice jusqu’en 1857.
L’architecture de l’hôtel est hétérogène, combinant des éléments de gothique flamboyant (corps de logis de droite), de Première Renaissance (aile centrale) et de Seconde Renaissance (portail d’entrée). À l’intérieur, une cheminée Renaissance exceptionnelle témoigne de la richesse décorative de l’époque. Le bâtiment illustre ainsi les évolutions stylistiques entre la fin du Moyen Âge et la Renaissance, tout en reflétant son usage caritatif et répressif.
Situé dans la Doutre, un quartier médiéval riche en constructions anciennes, l’Hôtel des Pénitentes s’inscrit dans un contexte urbain marqué par la présence de nombreux édifices religieux et civils des XVe et XVIe siècles. Son histoire est liée aux transformations sociales et architecturales d’Angers, notamment sous l’influence des communautés religieuses et des institutions charitables. Le monument reste un témoignage rare de l’histoire des femmes marginalisées et des pratiques pénitentiaires de l’Ancien Régime.