Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation de l'Hôtel-Dieu
Fondation de l'Hôtel-Dieu
XIIe siècle (≈ 1250)
Création comme lieu d'accueil des pauvres.
fin XVe siècle
Reconstruction par Pierre de la Chèze
Reconstruction par Pierre de la Chèze
fin XVe siècle (≈ 1595)
Chapelle Saint-Roch et arbres de Jessé sculptés.
1646
Fondation de l'apothicairerie
Fondation de l'apothicairerie
1646 (≈ 1646)
Création par Jean Perrot, 379 pots en faïence.
1676
Création de l'Hospice du Saint-Enfant-Jésus
Création de l'Hospice du Saint-Enfant-Jésus
1676 (≈ 1676)
Édit royal pour les malades et mendiants.
1965
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1965 (≈ 1965)
Protection des bâtiments et chapelle.
2007
Agrandissement du musée
Agrandissement du musée
2007 (≈ 2007)
Nouvelle aile pour art contemporain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments anciens y compris la chapelle et la salle des Malades ainsi que le sol de la cour (cad. X6 2p, 2, 1, 25p) : classement par arrêté du 9 septembre 1965
Personnages clés
| Pierre de la Chèze - Recteur de l'Hôtel-Dieu (1499-1510) |
Commanditaire des arbres de Jessé. |
| Jean Perrot - Administrateur (XVIIe siècle) |
Fonda l'apothicairerie en 1646. |
| Leonor Fini - Artiste surréaliste (XXe siècle) |
Salon Art Nouveau reconstitué au musée. |
| Fred Deux - Artiste contemporain |
Donation d'œuvres en 2007. |
| Cécile Reims - Artiste contemporaine |
Donation conjointe avec Fred Deux. |
| Louis Franquelin - Menuisier (début XVIIIe siècle) |
Auteur du retable baroque. |
Origine et histoire
L’Hôtel-Dieu d’Issoudun, fondé au XIIe siècle, était initialement dédié à l’accueil des pauvres et des enfants abandonnés. À partir de 1502, il devient un lieu de soins sous l’impulsion du recteur Pierre de la Chèze, qui entreprend sa reconstruction à la fin du XVe siècle. Les travaux se poursuivent aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec l’ajout d’ailes latérales et d’une chapelle gothique, la chapelle Saint-Roch, ornée de deux arbres de Jessé sculptés vers 1500. Ces œuvres monumentales, classées monuments historiques, illustrent les généalogies royale et sacerdotale de Jésus, combinant art religieux et symbolisme médiéval.
Au XVIIe siècle, l’Hôtel-Dieu s’enrichit d’une apothicairerie fondée en 1646 par Jean Perrot, équipée de 379 pots en faïence de Nevers et de mobilier d’époque, témoignant des pratiques médicales de l’époque. En 1676, un édit royal conduit à la création de l’Hospice du Saint-Enfant-Jésus pour répondre à la demande croissante de soins, complétant l’action de l’Hôtel-Dieu. Les bâtiments, organisés en plan en U, abritent alors des salles dédiées aux malades, une bibliothèque médicale et des espaces de vie pour le personnel.
Transformé en musée en 1966, l’ancien hospice intègre des collections variées : objets gallo-romains, sarcophages mérovingiens, peintures flamandes du XVIIe siècle, et un clavecin de 1648, le plus ancien de France. Une aile contemporaine, ajoutée en 2007, expose des œuvres modernes (Fred Deux, Cécile Reims) et reconstitue le salon Art Nouveau de Leonor Fini. Le musée, labellisé « Musée de France », conserve ainsi un patrimoine mêlant histoire hospitalière, art sacré et créations contemporaines.
Classé monument historique en 1965, l’ensemble architectural comprend la chapelle, la salle des Malades et la cour, tandis que les collections s’enrichissent de dons, comme ceux des missionnaires du Sacré-Cœur (art ethnographique de Papouasie-Nouvelle-Guinée). Le site, propriété de la commune, attire aujourd’hui des visiteurs pour son héritage médiéval, ses trésors pharmaceutiques et son dialogue entre art ancien et moderne.