Frise chronologique
1714
Acquisition du terrain
Acquisition du terrain
1714 (≈ 1714)
Terrain acquis en haut de la ville.
1733
Ouverture initiale
Ouverture initiale
1733 (≈ 1733)
14 lits et chapelle ouverts.
1735
Lettres patentes de Louis XV
Lettres patentes de Louis XV
1735 (≈ 1735)
Reconnaissance officielle par le roi.
1739
Recrutement d'un chirurgien
Recrutement d'un chirurgien
1739 (≈ 1739)
Aide aux religieuses pour les soins.
1826
Agrandissement
Agrandissement
1826 (≈ 1826)
Seconde salle des malades construite.
1829
Création de la *mixture de Belleville*
Création de la *mixture de Belleville*
1829 (≈ 1829)
Formule de Sœur Martinière commercialisée.
1850
Troisième salle des malades
Troisième salle des malades
1850 (≈ 1850)
Plan en T finalisé.
1911
Ajout du bloc opératoire
Ajout du bloc opératoire
1911 (≈ 1911)
Fondation Gaillardon.
1962
Transfert des services médicaux
Transfert des services médicaux
1962 (≈ 1962)
Début du déclin de l'Hôtel-Dieu.
1991
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1991 (≈ 1991)
Fin de l'hospice.
1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1994 (≈ 1994)
Protection des bâtiments du XVIIIe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Louis XV - Roi de France |
Signe les lettres patentes en 1735. |
| Sœur Martinière - Supérieure de la communauté |
Créatrice de la *mixture de Belleville* en 1829. |
Origine et histoire
L'Hôtel-Dieu de Belleville, fondé en 1733 à Belleville-en-Beaujolais, fut initialement conçu pour accueillir 14 pauvres. Son ouverture marqua le début d'une institution charitable gérée par des religieuses de l'ordre de Sainte-Marthe, détachées de l'Hôtel-Dieu de Villefranche. Le bâtiment, situé en hauteur pour éviter les crues de la Saône, intégrait une salle de 14 lits et une chapelle. Deux ans plus tard, en 1735, Louis XV accorda des lettres patentes à l'établissement, officialisant son statut.
En 1739, un chirurgien fut recruté pour assister les religieuses dans les soins aux indigents. L'institution s'agrandit progressivement : une seconde salle des malades fut ajoutée en 1826, suivie d'une troisième en 1850, formant un plan en T typique des Hôtels-Dieu. La même année, une chapelle dédiée aux sœurs fut construite. L'apothicairerie, dotée de pots en faïence et porcelaine, devint célèbre grâce à la mixture de Belleville, une formule pharmaceutique commercialisée jusqu'en 1964, mise au point par Sœur Martinière en 1829.
L'Hôtel-Dieu connut des modernisations majeures au XXe siècle, avec l'ajout d'un bloc opératoire en 1911 (fondation Gaillardon), d'une maternité en 1920, et d'un service de radiologie en 1936. Cependant, ses activités médicales déclinèrent après 1962, date à laquelle les services furent transférés vers un nouvel hôpital. Le site servit alors d'hospice pour personnes âgées jusqu'en 1991, avant d'être classé Monument Historique en 1994. Aujourd'hui, il abrite un musée présentant ses salles des malades meublées, son bloc opératoire, et un jardin de plantes médicinales reconstitué.