Hôtel-Dieu de Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Hôtel-Dieu

Hôtel-Dieu de Blois

  • Place Louis-XII
  • 41000 Blois
Hôtel-Dieu de Blois
Hôtel-Dieu de Blois
Hôtel-Dieu de Blois
Hôtel-Dieu de Blois
Hôtel-Dieu de Blois
Crédit photo : N.duske - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1121
Première mention écrite
XIIIe siècle
Construction initiale
Fin du XIIIe siècle
Reconstruction et indépendance
1515-1549
Nouvel établissement hospitalier
Fin du XVe siècle
Ajout de l'apothicairerie
Milieu du XVIIe siècle
Extensions majeures
1792
Désaffectation et transfert
1806-1826
Changement de destination
XVIIIe siècle
Acquisitions et transformations
1869
Façade moderne
1940-1958
Destruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades des bâtiments de l'Ecole Mutuelle ; façades du théâtre (à l'exception de la façade d'entrée) et les caves (cad. DN 993) : inscription par arrêté du 25 novembre 1946

Personnages clés

Gaston d'Orléans Mécène ayant financé les constructions du XVIIe siècle
Charles Turmel Frère attribuable au plan du bâtiment des femmes et des enfants
De la Morandière Architecte ayant élevé la façade moderne en 1869

Origine et histoire de l'Hôtel-Dieu

Les restes des bâtiments de l'ancien Hôtel-Dieu correspondent à l'ancienne abbaye bénédictine Saint‑Laumer, située sur le quai de l'abbé‑Grégoire à Blois (Loir‑et‑Cher). Au XIIIe siècle, un Hôtel‑Dieu occupait ce site ; seules subsistent aujourd'hui les caves situées sous le théâtre. Entre 1515 et 1549, un nouvel établissement hospitalier y fut construit ; ses murs et sa charpente demeurent, tandis que les affectations des locaux ont évolué au fil du temps. L'existence d'une maison de l'aumône ou maison‑Dieu est attestée dès 1121 par une charte de l'abbaye Notre‑Dame‑de‑Bourgmoyen. À la fin du XIIIe siècle, l'établissement s'affranchit de la tutelle de Bourgmoyen et passe sous l'administration de religieux et religieuses de l'ordre de Saint‑Augustin, sous l'autorité d'un prieur dépendant de l'évêque de Chartres ; d'importantes donations du comte de Blois permettent alors la reconstruction du bâtiment nord et de la chapelle. À la fin du XVe siècle, une apothicairerie est ajoutée au pignon est ; les étuves et le puits de la cour semblent appartenir à la même période. En 1531, l'Hôtel‑Dieu est placé sous la tutelle de trois administrateurs civils, puis en 1549 on reconstruit les parties supérieures du bâtiment nord. Au milieu du XVIIe siècle, grâce aux dons de Gaston d'Orléans et d'autres mécènes, de nouvelles constructions s'élèvent autour d'une vaste cour : à l'ouest le bâtiment des femmes et des enfants, dont le plan pourrait être attribué au frère Charles Turmel, à l'angle nord‑est l'extension de la chapelle, et au sud et à l'est les communs. Au XVIIIe siècle, l'Hôtel‑Dieu acquiert l'ancien hôtel Gaillard et des bâtiments du couvent des Jacobins pour y installer une boulangerie, un four et une buanderie. En 1792, l'Hôtel‑Dieu est désaffecté et transféré dans les bâtiments abbatiaux de Saint‑Lomer ; plusieurs corps de bâtiments changent ensuite de destination : le bâtiment nord‑est est transformé en théâtre en 1806, l'ouest est affecté à la boucherie en 1807 puis devient école en 1826. La chapelle est détruite pour ouvrir une rue, de même que les étuves, la buanderie et la boulangerie ; les communs sont vendus et la cour forme la partie ouest de la place des boucheries. En 1869, l'édifice reçoit côté est une façade moderne élevée par De la Morandière. Le bâtiment des hommes (nord) et celui des femmes et des enfants (ouest) sont détruits entre 1940 et 1958. L'ensemble a fait l'objet de protections au titre des monuments historiques (inscription de l'hôtel‑Dieu en 1939, classement de façades et toitures en 1967, inscription en 1992 du pavillon du corps de garde et de la grille de jardin). L'ancien Hôtel‑Dieu est aujourd'hui inoccupé, en attente d'un projet immobilier, après avoir abrité la Direction départementale des Territoires et l'Unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Loir‑et‑Cher.

Liens externes