Hôtel-Dieu de Louhans en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Hôtel-Dieu

Hôtel-Dieu de Louhans

  • 1-3 Rue du Capitaine Vic
  • 71500 Louhans
Hôtel-Dieu de Louhans
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Hôtel-Dieu de Louhans
Crédit photo : Bzgru - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1625
Décision de reconstruction
1682
Début des travaux
26 mars 1687
Bénédiction de la première salle
1689
Lettres patentes de Louis XIV
1715-1719
Construction seconde salle
1764
Sculpture du fronton
1766-1767
Construction salle des femmes
1778
Ouverture salle des hommes
1964
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

les bâtiments anciens (intérieurs et extérieurs) tels qu'ils sont indiqués sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 325) : classement par arrêté du 20 mai 1964

Personnages clés

Jean-Baptiste Vitte Donateur ayant légué ses biens pour la reconstruction de l'hôpital.
Louis XIV Roi de France ayant signé les lettres patentes pour l'Hôtel-Dieu.
Joseph Marchal Architecte ayant dirigé les travaux de reconstruction.
Lechene Sculpteur ayant réalisé le fronton triangulaire.
Ferdinand Berthier Personnalité sourd à qui est consacré une partie du musée.

Origine et histoire de l'Hôtel-Dieu

L'Hôtel-Dieu de Louhans, édifié à partir de 1682, remplace un hôpital médiéval qui, au début du XVIIe siècle, était tombé en vétusté. En 1625, les autorités municipales décidèrent de transférer l'établissement intra-muros et d'y admettre uniquement les indigents de la ville et des communes voisines ; Jean-Baptiste Vitte s'engagea à léguer ses biens si l'hôpital était reconstruit plus vaste. Le nouvel établissement fut finalement implanté hors les murs, au sud-est, face à la rivière de la Salle ; les travaux commencèrent en 1682 et la première salle, comprenant douze lits et une chapelle, fut bénie le 26 mars 1687. L'année suivante, le personnel laïc fut remplacé par deux sœurs venues de l'Hôtel-Dieu de Tournus, et un corps de logis contigu abrita la cuisine, l'apothicairerie et la chambre des hospitalières ; Louis XIV signa les lettres patentes en 1689. Une seconde salle de quatorze lits fut construite entre 1715 et 1719 pour permettre la séparation des sexes, puis, en 1720, un donateur anonyme finança un petit bâtiment pour une nouvelle apothicairerie et son laboratoire. L'accroissement du nombre de lits entraîna la construction d'un dortoir et d'une infirmerie pour les sœurs ; ces bâtiments, édifiés entre 1692 et 1739, furent ensuite démolis pour permettre une vaste reconstruction qui s'étendit sur une vingtaine d'années. L'architecte Joseph Marchal fut appelé pour diriger les travaux ; la première campagne, lancée par un marché du 2 septembre 1754, porta sur un long corps réunissant cuisine, réfectoire, infirmerie et un vaste dortoir à l'étage. La travée centrale de l'élévation ouest fut finalement couronnée d'un fronton triangulaire sculpté par Lechene en 1764, représentant la parabole du Bon Samaritain. Pour raisons financières, le plan fut modifié : la façade principale devint l'élévation sud du bâtiment qui abritait la nouvelle salle des femmes, construite en 1766-1767 et ouvrant au nord sur une petite chapelle. Un troisième corps, entrepris en 1767 et achevé en 1769 face à la Salle, reçut principalement la salle des hommes et l'apothicairerie ; l'ouverture de la salle des hommes fut retardée par manque de fonds et ne survint qu'en 1778. Au XIXe siècle, des aménagements modestes répondirent aux progrès de la médecine et de l'hygiène : agrandissement de la chapelle de la salle des femmes en 1853 (projet de l'architecte Gaguin), création d'une salle pour malades incommodes dans la buanderie en 1821, construction de latrines en 1831, édification de deux cabanons pour l'hébergement temporaire d'aliénés en 1839 et aménagement de chambres pour malades contagieux en 1868. Les religieuses de l'ordre de Sainte-Marthe assurèrent les soins jusqu'à la fermeture de l'hôpital en 1977. Désaffecté, l'Hôtel-Dieu est aujourd'hui un musée : depuis mars 2013 il accueille le musée des sourds, consacré en grande partie à Ferdinand Berthier, natif de Louhans. Le site, remarquablement préservé et classé au titre des monuments historiques le 20 mai 1964, conserve notamment deux salles de malades à lits clos — l'une pour les hommes avec lits de bois, l'autre pour les femmes avec lits de fer — séparées par une grille en fer forgé, une chapelle destinée aux sœurs, une apothicairerie dotée d'une riche collection de vases de faïence hispano-mauresque des XVe et XVIe siècles, ainsi que les locaux annexes tels que réfectoire, cuisine, lingerie et chambres des sœurs.

Liens externes